‹ Les saints ÉvangilesChapitre 11 sur 93 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

ce et médités par chaque Fidèle à son foyer, « commentés ensuite, éclaircis et expliqués ce dans le Temple par les Ministres de Dieu, ce interprétés en dernier ressort, quand elle ce le trouve nécessaire en quelque point, par ce la suprême autorité de l'Église catholique. »

Au xvi' siècle, le protestantisme voulut scinder cette doctrine. Repoussant tout jugement supérieur, il afficha la prétention de livrer d'une façon absolue l'interprétation souveraine de la parole de Dieu à l'arbitraire individuel et à la fantaisie de chaque lecteur.

Là où l'Église et la nature môme des choses avaient fondé une liberté féconde, sous la garde et la sanction d'un pouvoir tutélaire, les novateurs proclamaient la licence, et ouvraient les portes à tous les excès qu'elle entraîne.

Il devenait dès lors nécessaire et urgent de préserver la bonne foi publique du péril des traductions mensongères ou erronées, et de prémunir le peuple croyant contre les altérations du Livre divin, contre les falsifications du sens, contre les sophismes. Dans ce but, le Concile de Trente édicta une règle très simple. Il décréta

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