‹ Les saints ÉvangilesChapitre 49 sur 93 · Isaïe, XXIX · texte numérisé non relu

Isaïe, XXIX

Pierre reprit rentretien :

— Expliquez-nous, dit-il, le sens de votre allusion de tout à l'heure.

— Ètes-vous encore, vous aussi, sans intelligence? leur répondit Jésus. Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va au ventre, et, de là, est rejeté en quelque lieu secret. Mais ce qui sort de la bouche dérive du cœur : et voilà ce qui rend Thomme impur!... Pensées mauvaises, homicides, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes, viennent en effet du cœur, et sont les seules choses qui salissent l'homme. Quant à manger sans se faire d'ablutions sur les mains, cela ne le souille nullement !

Jésus était allé aux environs de Tyr et de Siaon *. Une Chananéenne de ces contrées sortit de sa demeure et accourut à Lui :

— Seigneur, Fils de David, s'écriait-elle, ayez pitié de moi ! Ma fille est cruellement lourmentée par le Démon.

Mais Jésus gardait le silence.

Les Disciples intervinrent pour le [supplier de

1. Tyr et Sidon, en Phénicie, n'apparlenaient point à la Judée et étaient des villes païennes.

donner satisfaction à cette femme qui les poursuivait de ses cris.

— C'est seulement aux brebis perdues de la Maison d'Israël que j'ai été envoyé, répondit-il.

La femme s'était prosternée devant Lui :

— Seigneur ! Seigneur! venez à mon secours !

— Il n'est pas bon, répliqua- t-il, de prendre lo pain des enfants et de le jeter aux chiens.

— Sans doute. Seigneur, mais les chiens mangent cependant les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.

— 0 femme, ta foi est grande! lui dit alors Jésus.... Que ton désir s'accomplisse !

Et, à partir de cette heure môme, sa lille fui guérie.

Après avoir traversé ce pays, Jésus longea le lac de Galilée.

Il avait gravi la montagne et s'y était assis, lorsque de grandes masses d'hommes arrivèrent vers Lui, ayant avec elles des muets, des aveugles, des boiteux, des sourds, des estropiés, et beaucoup d'autres malades que l'on déposa à ses pieds.

il les guérit tous.

De sorte que les multitudes étaient dans l'admiration de voir les muets parler, les boiteux mar-

cher, ïes aveugles jouir de la vue ; et chacun proclamait la grandeur du Dieu d'I&ra?P.

Jésus, cependant, appela auprès de lui ses Disciples.

— J'ai pitié de ce peuple, dit-il. Voici déjà trois jours que tous ceux qui sont là persistent à se tenir autour de moi, et ils n'ont pas de quoi manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu'ils ne défaillent sur la route.

— Mais où donc trouver en ce désert, lui repartirent les Disciples, assez de pain pour suffire à une telle multitude *?

— Combien de pains avez-vous? demanda Jésus.

— Sept, et quelques poissons.

11 donna ordre à la foule de s'asseoir par terre.

Puis, il prit les pains et les poissons, et, rendant grâces, il rompit les parts, les remettant aux mains de ses Disciples, qui, à leur tour, les distribuaient au peuple.

Tous mangèrent : la faim de tous fut satisfaite. Et, des restes qui demeurèrent, on emporta sept corbeilles pleines.

Ceux qui furent ainsi nourris étaient quatre

1. a Et chacun proclamait la grandeur du Dieu d'Israël. » L'ÉvangéliBte dit ici cette parole, parce que la province où se trouvait alors JésuS; la Décapole, était presque entièrement païenne.

2. Les Douze furent surpris d'un pareil dessein; sans doute ils n'avaient pas oublié le prodige accompli près de Bethsaïde quelques mois auparavant, mais ils se souvenaient aussi de Taccueil fait à la Ghananéenne; du pain des enfants qu'il ne faut pas donner aux chiens ; et ils ne s'attendaient pas que leur Maître prodiguât à des païens les mêmes libcralit'is qu'aux fils d'Israël. (L'abbé Fouard.)

SAINT MATTïlIKt, XV^ 38-39; XVI, 1. 87

mille hommes, sans compter les femmes et les enfanls*.

La mullitude étanl congédiée, il monta à bord d'une nacelle, et se rendit au pays de Magedan.

Voulant le mettre à l'épreuve, certains Scribes et Sadducéens vinrent lui demander de leur donner comme signe quelque phénomène céleste*.

1. €e miracle eut aux >eux des Évangélisles une grande importance, car tous le rapportent; et saint Jean, en lui donnant pour suite naturelle la promesse « du Pain de vie »; nous montre quelle signification Jésus y avait attachée.

L'Église primitive était tellement pénétrée de cette interprétation^ que. durant cinq siècles, pour figurer rEucharistie^ elle peignait, non la Gène, mais la multiplication des pains, et mettait devant la table du Seigneur, avec le poisson, symbole du Christ, les corbeilles pleines des restes recueillis par les Apôtres.

Iles cinq mots grecs qui sont 'Iy)<joOc, XpKxxo;, 0eoO, Tibc, Sa)Tr,p, si vous réunissez les premières lettres, vous aurez IX0Ti], poisson, dans lequel nom le Christ est signifié mystiquement. (Saint Augustin, Z)eCYv*7a^eZ)6i, XVIII, 25.) Aucun symbole ne fut plus fréquemment employé dans la primitive Église pour désigner le Sauveur.

Quant aux corbeilles, elles sont toujours au nombre de sept : c'est donc à la seconde multiplication, où les Apôtres recueillirent, non plus douze, mais sept corbeilles de pain, que les artistes chrétiens faisaient allusion... Dans ce second prodige, symbole de l'Eucharistie comme le premier, Jésus, au lieu de pain d'orge, multiplia le pain de froment, qui est la propre matière du sacrement. C'est la raison de ce choix entre les deux cènes. (L'abbé Fouard.)

2. Comme, par exemple, Josué arrêtant le soleil, comme Samuel faisant tomber la foudre, comme Isaïe faisant rétrograder l'ombre sur le cadran solaire, etc.

Longtemps, les Sadducéens avaient paru négliger l'œuvre du Christ. Absorbés par les intrigues de la politique, ils s'occupaient

Il leur fit celte réponse :

— Tel soir étant venu, vous dites : «Il fera beau, « car le ciel est rosé »; et tel matin : « U y aura ce de Torage, car le firmament brille d*un feu siée nistre »... Vous savez, par conséquent, discerner avec netteté la physionomie de Thorizon. Ne pouvez-vous donc aussi reconnaître les signes des temps?...

Race mauvaise et adultère qui demande un signe ! il ne lui en sera pas donné d'autre que celui de Jonas le Prophète*!

Ayant ainsi parlé, il les laissa et quitta le rivage.

peu du prophète galiléen et de son « Royaume des Cieux »; mais les Scribes juifs étaient parvenus enfin à émouvoir leur indifférence- Tibériade, séjour d'Hérode, était proche, et les officiers de ce prince appartenaient pour la plupart à la secte des Sadducéens; ce sont quelques-uns d'entre eux que nous voyons ici mêlés aux émissaires du Sanhédrin. L'année précédente, il avait suffi au Sauveur de se retirer momentanément pour assoupir la méfiance du létrarque ; mais depuis ce temps le sang de Jean-Baptiste était sur Hérode et l'agitait; ses ministres se laissèrent entraîner contre Jésus, et s'unirent aux poursuites des Docteurs de la Loi. (L abbé Fouard.)

1. Les miracles de Jésus-Christ sont d'un ordre particulier et d'un caractère nouveau. Ce ne sont point des « signes dans le ciel », tels que les Juifs les demandaient; il les fait presque tous sur les hommes mômes, et pour guérir leurs infirmiités. Tous ces miracles tiennent plus de la bonté que de la puissance, et ne surprennent pas tant les spectateurs, qu'ils les touchent dans le fond du cœur. (Bossuet.)

Lorsqu'on fut arrivé de l'autre côté du Lac, il se trouva que les Disciples avaient oublié d'emporter du pain.

— Gardez-vous bien, leur recommandait-il en ce moment, gardez-vous soigneusement du levain des Pharisiens et des Sadducéens.

— C'est sans doute parce que nous n'avons pas apporté de pains, qu'il parle ainsi, pensèrent les Disciples.

Et ils se communiquèrent entre eux cette impression.

N'ignorant point la réflexion qu'ils faisaient, Jésus ajouta :

— Pouvez-vous supposer, hommes de peu de foi, qu'il soit ici question du pain qui vous manque? Êtes-vous toujours sans intelligence?... Avez-vous perdu la mémoire des cinq pains pour les cinq mille hommes, et du nombre de corbeilles que vous avez emportées? Ne vous souvenez-vous plus des sept pains pour quatre mille hommes, et de tous les paniers que vous en avez remplis?...

Est-ce que vous ne voyez point que quand je vous dis : « Gardez-vous du levain des Pharisiens et des « Sadducéens», il ne s'agit nullement de pain.

Ils comprirent alors : ils comprirent qu'il leur avait prescrit de se tenir en garde, non contre le ferment que l'on met dans le pain, mais bien contre la doctrine des Pharisiens et des Sadducéens.

90 SALNT MATTHIEU, XVI, 13-19.

Étant allé aux environs de Gésarée de Philippe, Jésus interrogeait ses Disciples.

— Que dit-on du Fils de l'Homràe?

— Les uns prétendent que c'est Jean-Baptiste ; les autres, que c'est Élie; ceux-là, que c'est Jérémie ou quelqu'un des prophètes.

— Et vous autres, poursuivit-il, qui croyezvous que je sois?

Ce fut Simon-Pierre qui fit la réponse :

— Vous êtes le CHRIST, le Fils du Dieu vivant. Alors Jésus, reprenant la parole, et s'adressant à

Simon :

— Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jonas, parce que ce n'est ni la chair ni le sang qui t'ont révélé cela*, mais bien mon Père, Celui qui est dans les Cieux! A mon tour, je te déclare, à toi, que tu es Pierre, — pierre sur qui j'édifierai mon Église* : et, contre cette Église, ne prévaudra jamais l'Empire de l'Enfer. C'est à toi que je donnerai les clefs du Royaume des Cièux. De sorte que

1. D^l W2, « la chair et le sang », est une expression familière aux lalmudistes pour désigner la partie inférieure de notre nature. (L'abbé Fouard.)

2. Ces paroles conféraient la primauté au fils de Jonas et établissaient sur lui l'œuvre du Christ, V Eglise dont pour la première fois nous trouvons ici le nom. {Id.)

* P. 547, rf.

sera fermé dans les Cieux tout ce que tu auras fermé sur la terre, — et que sera ouvert dans les Cieux tout ce que sur la terre tu auras ouvert.

En môme temps il recommanda à ses Disciples de ne proclamer devant personne que lui, Jésus, était le Christs

Ce fut dès celle époque que Jésus exposa à ses Disciples comme quoi il fallait : — qu'il allât à Jérusalem ; — qu'il y subît, de la part des Anciens, des Scribes et des Grands-Prétres, toutes sortes de mauvais traitements ; — qu'il fût mis à mort, — et qu'il ressuscitât le troisième jour.

Le tirant alors à l'écart, Pierre essaya de protester :

— Loin de vous de telles idées, Seigneur ! Il ne vous arrivera rien de tout cela,

— Arrière de moi, Tentateur I s'écria Jésus, se retournant vers Pierre. Tu me veux arrêter, parce que tu n'as pas la notion des choses de Dieu, et

1. Quoique la Judée fût paisible à Tépoque de Notre-Seigneur, les Juifs déteslaient Pélranger, et, pour s'en affranchir un jour, comptaient sur le Messie; ils étaient prêts, comme on ne tarda pas à le voir, à saluer de ce titre sacré le premier qui en voudrait user pour relevei- leur nationalité. Voilà pourquoi, tandis que Jésus se proclame le Fils de Dieu dans Jérusalem devant les Scribes et les Pharisiens, qui oe savent que le contredire (Jean, V, 17, sv.), il évite de se manifester de la même sorte parmi les populations de la Galilée, qui se soulèveraient à la nouvelle que le Christ est venu, et que saint Jean (VI, 15) nous montre frappées de ses miracles, accourant pour le prendre et h' faire roi. (Wallon.)

que tu comprends seulement le poînl de vue humain.

Puis, s'adressant à tous les Disciples, il ajouta : — Si quelqu'un veut marcher sur mes pas, qu'il se renonce soi-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Et, sachez-le bien, quiconque voudra sauver sa vie, la perdra : tandis qu'il trouvera la Vie, celui qui la perd à cause de Moil Or, quand bien même un homme parviendrait à gagner le monde entier, quel profit en aura-t-il, si, du même coup, il perd la vie? Est-il donc quelque moyen à l'aide duquel il pourrait ensuite opérer le rachat de sa vie?

Souvenez-vous qu'un jour le Fils de l'Homme viendra, dans la gloire de son Père, accompagné de ses Anges, et qu'alors il rendra à chacun selon ses œuvres. — En vérité, je vous le déclare, il en est ici quelques-uns qui ne goûteront point la mort, avant d'avoir vu le Fils de l'Homme s'en allant en son Royaume*.

1. S'en allmit en son Royaume, Malgré rautorité de quelques commentateurs qui considèrent venientem in regno suo comme une allusion à la Transfiguration dont il va être immédiatement question, nous pensons que Notre-Seigneur parle ici de sa glorieuse Ascension dont furent témoins un grand nombre de ses Disciples et qui fut la véritable rentrée dans ce Royaume; d'où il annonce qu'il reviendra un jour.

• W hk'j, a

Six jours après, emmenant avec lui Pierre, Jacques et Jean, Jésus les conduisit sur une haute montagne, dans un endroit désert.

Et alors, devant eux, eut lieu sa Transfiguration.

Son visage devint resplendissant comme le soleil ; ses vêtements prirent Téclatante blancheur de la neige. En môme temps, apparurent Moïse etÉlie : et ils s'entretinrent avec lui.

— Seigneur, dit Pierre, quel bonheur pour nous d'êlre ici! S'il vous plaît, dressons-y Irois tentes : une pour vous, une pour Moïse, une pour Élie....

Il parlait encore lorsqu'une nuée lumineuse les enveloppa. Et, de cette nuée, sortit une Voix qui prononça ces mots :

— Celui-ci est mon Fils , le Bien-Aimé, en lequel je me suis complu. Écoutez-le.

En entendant cette Voix, les Disciples, frappés de terreur, tombèrent le visage contre terre.

Mais le Seigneur s'approcha et les toucha de la main.

— Debout ! leur dit-il, et n'ayez pas peur. Levant alors les yeux, ils ne virent plus personne, sinon Jésus.... Il était seul.

Comme ils descendaient de la Montagne, il leur ordonna de ne point parler de cette Vision, jus-

qu'à ce que le Fils de rHomnie fût ressuscité d'entre les morts.

— Pourquoi donc, lui demandèrent ses Disciples, les Scribes vont-ils répétant que, avant tout, Élie doit venir ?

— Sans doute, répondit-il, Élie doit venir : et il rétablira toutes choses. Toutefois, je vous le déclare, Élie est déjà venu ; mais, loin de le reconnaître, ils lui ont fait subir au contraire tout ce qu'ils ont voulu. De même, le Fils de l'Homme souffrira par leurs mains.

Les Disciples comprirent qu'il parlait de Jean- Baptiste.

Lorsqu'il eut rejoint les multitudes, un homme s'avança et se prosternant à genoux :

— Seigneur, dit-il, ayez pitié de mon fils. Il a des attaques de mal caduc et ses souffrances sont grandes : car c'est souvent dans le feu, souvent aussi dans l'eau que ses chutes ont lieu. Je l'ai présenté à vos Disciples, mais ils ont été impuissants à le guérira

— 0 race incrédule et perverse, s'écria Jésus,

1. « Tous les auteurs qui ont écrit sur l'épilepsie ou mal caduc sont d'accord, dit le docteur Passali, pour regarder cette maladie comme inexplicable. »... « Elle est tellement extraordinaire, écrit Esquirol, tellement au-dessus de toute intelligence et de toute explication, que les Anciens ont cru qu'elle dépendait du courroux des Dieux. t>

Les causes de l'épilepsie peuvent être bien différentes. — Émotions frayeur, crise de la puberté, vers intestinaux, peuvent la produire,

jusques àquand serai-jeavec v6us?jusques à quand vous endurerai-je?... Amenez-le-moi ici.

Il lit alors entendre au Démon la voix de la menace; et l'Esprit impur sortit aussitôt de Tenfant, lequel, dès ce moment, fut guéri.

S'approchant ensuite du Seigneur el le prenant à part, les Disciples lui demandèrent :

— Pourquoi donc n'avons-nous pu expulser ce Démon ?

— A cause de votre incrédulité, répondit Jésus. En vérité, je vous le déclare, si vous aviez de la foi gros comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : « Va-t'en d'ici là 1 » qu'elle le ferait aussitôt. Rien ne vous serait impossible....

Cette espèce de Démons ne s'expulse d'ailleurs que par la prière et le jeûne.

Comme ils étaient en Galilée, Jésus leur répéta : — Entre les mains des hommes doit êlre livré

« le Fils de l'Homme ». On le fera périr : — mais

il ressuscitera le troisième jour....

dit le docteur PassaU, mais une de ses causes fréquentes est dans le vice impur. » C'est ce qui avait probablement lieu relativement à l'enfant présenté à Notre-Seigneur ; et l'épilepsie était une conséquence du vice, comme le sont souvent tant de maladies. De là l'interpellation de Jésus au Démon lui-même, caché derrière ce mal physique.

96 SAINT MATTHIEU, XVU, 22-25.

De telles paroles les atlrislaient vivemenl.

Ils étaient entrés dans Gapharnaûm. Ceux qui avaient la charge de recouvrer Timpôt du didrachme abordèrent Pierre* :

— Est-ce que votre Maître ne paye pas le didrachme? dirent-ils.

— Il le paye, repartit celui-ci.

Et sur ce mot il entre dans la maison. Mais Jésus prévenant sa requôle :

— Que t'en semble, Simon? lui demanda-t-il : de qui les rois de la terre perçoivent-ils le tribut et le cens? De leurs enfants ou de ceux qui leur sont étrangers ?

— De ceux qui leur sont étrangers, répond Pierre.

— Donc, reprend Jésus, les fils du Roi en sont exempts'. Toutefois, afin que nous ne les

1. Le didrachme; double drachme ou demi-sicle^ valait environ 1 fr. 60 de noire monnaie. Tout Juif devait le payer. Le produit de ce tribut élait consacré à l'entretien du Temple.

2. Par celte parole, Jésus rappelait à TApôtre, témoin de la gloire du Thabor, que le Christ, Fils de Dieu, était, à ce titre, affranchi des lois humaines, et du didrachme, rançon du péché. Néanmoins, en tant que Fils de l'Homme, Jésus obéissait aux Lois et payait le tribut; mais il le payait en Dieu, par un prodige. (L'abbé Fouard.)

scandalisions point, descends au Lac et jette rhameçon. Et le premier poisson que tu tireras de Teau, ouvre-lui la bouche : tu y trouveras un statère. Prends-le et donne-le-leur : pour toi et pour moi*.

Survinrent en ce moment des Disciples qui posèrent à Jésus cette question :

— Au Royaume des Cieux, lui demandèrent-ils, quel est celui que vous considérez comme le plus grand ?

Alors Jésus appela à lui un enfant, le plaça au milieu d'eux et leur dit :

— En vérité, je vous le déclare, à moins que vous ne vous convertissiez et que vous ne deveniez semblables à des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux.

Le plus grand dans le céleste Royaume, c'est celui qui aura su devenir humble comme cet enfant. A moi-même fait boii accueil quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci *.

Quant à celui qui aura été l'occasion de la chute

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