Zacharie, XIII
2. Alford fait remarquer qu*à cette heure de la nuit, une partie de la vallée du Gédron devait être exposée à la lumière de la lune, tandis que le mont Moriah projetait son ombre sur l'autre partie.
Il fit quelques pas en avant. Puis il se prosterna la face contre terre et voici quelle fut sa prière :
— 0 mon Père, si cela est possible, ô mon Père, que ce Calice passe loin de moi!... Toutefois, non pas ma volonté, mais la vôtre!
Il retourna près de ses Disciples, et il les trouva qui dormaient. Ce fut à Pierre qu'il parla •
— Eh quoi! vous n'avez pu veiller seulement une heure avec moi?... Veillez et priez, afin de ne pas tomber dans le piège du Tentateur. Oui, certes, Tesprit est plein d'ardeur : mais la chair est faible!
Il s'éloigna de nouveau et reprit sa prière : — Mon Père, si ce calice ne peut passer devant moi sans que je le boive, que votre volonté s'accomplisse!
Il revint encore vers eux : ils étaient retombés dans le sommeil, car leurs yeux étaient appesantis. 11 les laissa, s'en alla derechef et pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.
Puis il rejoignit ses Disciples :
— Dormez maintenant et prenez du repos, leur dit-il. Bientôt l'heure viendra où le Fils de l'Homme sera livré entre les mains des pervers
— Levez-vous!... Allons!... Voici qu'approche celui qui me trahit !
11 parlait encore, lorsqu'arriva Tun des Douze : Judas. Avec lui, envoyée par les Grands-Prêtres et les Anciens du peuple, une nombreuse escouade de gens, armés de glaives et de bâtons.
Le traître était convenu de leur donner un signal :
— Celui que j'embrasserai, ce sera Lui. Appréhendez-le au corps.
Donc, il s'approcha aussitôt de Jésus :
— Bonjour, Maître! lui dit-il.
Et il l'embrassa avec effusion.
— 0 mon ami! lui dit Jésus, qu'es-tu venu faire ?
Les hommes de la troupe s'avancèrent soudain ; et, mettant la main sur Lui, ils se saisirent de sa personne.
Mais aussitôt l'un de ceux qui étaient avec Jésus tira son glaive. Il en frappa le valet du Grand-Prêtre et lui coupa l'oreille.
— Rentre ton glaive dans son fourreau, lui dit alors Jésus. Car par le glaive périront tous ceux qui auront pris le glaive. Crois-tu donc qu'il me soit impossible d'invoquer mon Père, lequel m'enverrait, à l'heure même, plus de douze Légions d'Anges? Mais comment s'accompliraient les Écritures, qui annoncent qu'il en doit être ainsi?
Puis il s'adresse à cette troupe :
— Pour vous emparer de moi, vous vous êtes mis en campagne, comme contre un voleur, avec des épées et des bâtons. Assis dans le Temple, j'y enseignais chaque jour, et vous ne m'avez point arrêté.
Tout se fit de la sorte, afin que fût réalisé ce qu'avaient écrit les Prophètes.
L'abandonnant en ce moment, tous les Disciples prirent la fuite.
Les hommes de la cohorte, le tenant toujours appréhendé au corps, le conduisirent à Caïphe» le Grand- Pontife, chez lequel s'étaient réunis les Scribes et les Anciens.
Pierre pourtant l'avait suivi, de loin, jusques au seuil de la maison du Pontife. Étant même entré, il s'était assis parmi la domesticité, pour voir comment cela finirait.
Les Grands-Prêtres et le Conseil entier cherchaient contre Jésus quelque faux témoignage, qui pût être suffisant pour le condamner à mort. Mais ils n'en trouvaient point, bien que plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en survint deux dont la déclaration fut celle-ci :
— Cet homme a proféré cette parole : Je puis détruire le Temple de Dieu et^ en trois jours, le rebâtir.
Le Grand-Pontife se leva :
— Tu ne réponds rien , dit-il, à ce que ceux-ci déposent contre toi?
Jésus cependant gardait le silence.
— Parle Dieu vivant, reprit alors le Grand-Pontife, je t'adjure de nous déclarer si tu es le Christ, Fils de Dieu.
— Comme vous le dites! lui répondit Jésus.... Et de plus, je vous l'annonce, à vous tous qui êtes ici : vous verrez un jour le Fils de THomme trôner à la droite de la Toute-Puissance divine et arriver sur les nuées du Ciel.
A ces mots, le Grand-Pontife déchira ses vêtements *.
— Il a blasphémé ! s'écria-t-il. Qu'avons-nous encore besoin de témoins? Vous venez vous-mêmes d'entendre son blasphème!...
Quelle est votre sentence?
— Son crime entraîne la mort, répondirent-ils.
Dès ce moment, on lui cracha à la figure et on l'accabla de coups de poing. Plusieurs lui donnèrent des soufflets.
— Christ! criait-on, fais donc le prophète en nous nommant celui qui t'a frappé!
1. En signe d'une grande douleur et d'indignation, les Juifs déchiraient leurs vêtements. (Glaire.)
Pierre cependant était assis hors de la salle, dans le parvis.
Une servante, s'étant approchée, l'apostrophe de la sorte :
— Et toi aussi, tu étais avec Jésus de Galilée? Pierre aussitôt de le nier devant tout le monde :
— Je ne sais de quoi vous parlez.
Comme il franchissait la porte, une autre servante l'aperçoit, et, s'adressant aux personnes présentes :
— Celui-ci, dit-elle, était aussi avec le Nazaréen Jésus.
Il le nie derechef :
— Encore une fois je vous le jure, s'écrie-t-il, je ne connais même point cet homme !
Un instant s'écoule.
Ceux qui étaient là reviennent vers Pierre :
— Il n'y a pas à en douter, reprennent-ils, tu fais partie de cette bande, et ton accent du pays suffit à te faire reconnaître*.
Le voilà alors qui se livre à des imprécations et fait entendre de nouveaux serments, répétant qu'il ne connaît nullement cet homme-là...
1 . Le dialecte des Galilcens se distinguait par la prononciation et certaines locutions particulières, de sorte qu'on les reconnaissait aisément comme, en France, nous reconnaissons les Marseillais, les Gascons, les Normands, etc.
SAINT MATTHIEU, X.VVJ, 74-75; XXVH, 1-3. 151
Mais tout à coup le coq chanta.
Et soudain Pierre se ressouvint de la parole de Jésus :
« Avant que le coq ait chanté, trois fois tu me « renieras. 5>
Il sortit; et, à peine dehors, il fondit en larmes, — en larmes amères.
. L'aube s'était levée. Tous les Grands-Prêtres et les Anciens du peuple tinrent conseil, afin de faire exécuter la sentence de mort prononcée contre Jésus.
Ils le conduisirent, tout chargé de liens, au Gouverneur Ponce -Pilate, et le remirent entre ses mains *.
En voyant qu'il était condamné, celui qui l'avait traîtreusement livré. Judas, poussé par le remords,
]. Les Grands-Prêtres et les Anciens amènent Jésus à Pilate pour qu'il leur permette d'exécuter la sentence de mort qu'ils venaient de prononcer. En effet, les Romains les avaient dépouillés du droit du glaive. Josèphe et Tacite nous apprennent que ce droit (qui devait, en règle générale, n'appartenir qu'au préteur de la province romaine de Syrie, dont la Judée faisait partie) avait été, par exception, accordé plusieurs fois aux procurateurs de Judée et exercé par eux. (Wallon.)
rapporta aux Grands-Prêtres et aux Anciens les trente pièces d'argent.
— J'ai commis un crime, dit-il, en livrant le sang innocent.
— Que nous importe? C'est ton affaire.
Jetant alors dans le sanctuaire les pièces d'argent, Judas sortit, et alla se pendre.
Les Grands -Prêtres pourtant ramassèrent la somme.
— Il n'est point permis, dirent-ils ensuite, de la verser dans le Trésor du Temple, parce que c'est là le prix du sang.
Et, après en avoir conféré ensemble, ils en achetèrent le champ d'un potier pour la sépulture des étrangers. De là le nom de « Akel Dama » (Terre de sang)y qu'il a conservé jusqu'à ce jour.
C'est ainsi que fut accomplie la parole du Prophète Jérémie : « Ils recevront les trente pièces a d'argent, payement de Celui qui sera évalué, à « ce taux, par des enfants d'Israël. Et ils les donne- « ront pour le champ du potier, ainsi que me l'a « déterminé le Seigneur. »
Jésus se tint debout devant le Gouverneur, et celui-ci procéda à son interrogatoire :
— C'est toi qui es le Roi des Juifs? demanda-t-il.
— Comme vous le dites, répondit Jésus.
Mais, lorsque les Grands-Prêtres et les Anciens le chargèrent de leurs accusations, il ne prononça pas un mol pour se défendre.
— Est-ce que tu n'entends pas tous les témoignages qu'ils accumulent contre toi, s'écria Pilate?
A sa grande surprise, Jésus ne lui répondit point, même sur un seul grief.
Or, à l'occasion de la fête de Pâque, le Gouverneur avait coutume d'octroyer, au choix du peuple, la délivrance d'un prisonnier... En ce moment était détenu sous les verrous un scélérat insigne, du nom de Barabbas.
Pilate, se rendant très bien compte que c'était uniquement par une haine jalouse que les Grands- Prêtres et les Anciens traînaient Jésus devant lui, fait alors appel à la multitude.
— Lequel voulez-vous que je vous délivre?... Barrabas, ou bien ce Jésus, qu'on appelle Christ?
Tandis qu'il siégeait ainsi à son Tribunal, sa femme lui avait envoyé cet avis : « Qu'il n'y ait ce rien entre toi et ce Juste. Car j'ai été aujourd'hui a fortement tourmentée en songe à cause de Lui*. »
Mais les Grands-Prêtres et les Anciens persua-
1. La loi romaine défendait aux Gouverneurs d'emmener avec eux leurs femmes dans les provinces. Mais la coutume contraire prévalut, et nous voyons, dans Tacitej Agrippine accompagner Germanlcus en Germanie, puis en Orient. {Annal.j I, 40, 41 ; II, 54; comp. llï, 33 et 34). (Crampon.)
dèrent à la foule de demander Barabbas et de consommer la perle de Jésus.
Le Gouverneur renouvela sa question :
— Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre?
— Barabbas! s'écrièrent-ils.
Pilate, reprit :
— Et Jésus, celui que l'on nomme Christ, qu'en ferai-je donc?
Ils répondirent d'une voix unanime :
— Qu'il soit crucifié!
— Pourtant, qu'a-t-il fait de mal? leur demanda le Gouverneur.
Mais eux n'en vociféraient que plus fort :
— Qu'il soit crucifié! Qu'il soit crucifié! Voyant qu'il n'aboutissait à rien et que, tout au
contraire, le tumulte prenait de plus vastes proportions, Pilate fit alors apporter de l'eau, se lava les mains devant le peuple et dit :
— Soyez témoins que je suis innocent du sang de ce Juste!
— Le sang de cet homme? s'écrièrent-ils tous : qu'il retombe sur nous, et sur notre postérité !
Pilate leur délivra alors Barabbas. Quant à Jésus, l'ayant fait flageller, il le leur abandonna pour être crucifié*.
1. La Flagellation infligée à Jésus était uns cruelle torture. Dépouillé de ses vêtements et attaché par les mains à une basse colonne, le condamné présentait son dos aux coups qui le déchiraient. L'instrument du supplice pour les étrangers était, non les verges
Aussitôt les soldats du Gouverneur, traînant Jésus dans le Prétoire, assemblèrent autour de lui toute la cohorte, et le dépouillèrent de ses vêtements*.
Ils lui jetèrent sur les épaules une casaque de militaire, laquelle était de couleur écarlate^
Puis ils tressèrent une couronne avec des épines et la lui mirent sur la tête, ainsi qu'un roseau dans la main droite. Après quoi, se livrant devant lui à des génuflexions dérisoires, ils le bafouaient en lui répétant :
— Salut, le Roi des Juifs!
Ils lui crachaient au visage. Ils lui prenaient
d'orme, réservées aux citoyens romains, mais les lanières de cuir, armées d'osselets et de balles de plomb. Sous cet horrible fouet, la peau se soulevait en lambeaux, le sang coulait, et la victime, tombant bientôt aux pieds des licteurs, exposait aux coups toutes les parties de son corps. Il n'était pas rare de voir les condamnés succomber dans ce premier supplice, car la loi romaine ne connaissait pas les limites fixées par la Synagogue à la durée et à la violence de la peine.
Le supplice de la Croix, qui allait suivre la Flagellation, était la peine des esclaves, des voleurs et des séditieux. (L'abbé Fouard.)
1. La cohorte romaine se composait tantôt de 425, tantôt de 600 soldats.
2. La chlamide, vraie casaque militaire, était le manteau du soldat, descendant seulement jusqu'aux genoux, s'agrafant sur l'épaule droite, de façon à ne couvrir que le côté gauche du corps. (Crampon.)
le roseau et en assenaient des coups sur sa tête. Quand ils eurent fini de s'en amuser, ils lui enlevèrent la casaque, le revêtirent de ses habits et remmenèrent pour le crucifier.
A la sortie de la ville, ils trouvèrent un habitant de Cyrène, nommé Simon, et le réquisitionnèrent de force pour porter la croix de Jésus*.
Ils arrivèrent en cet endroit qui se nomme en hébreu Golgotha, c'est-à-dire Place du Crâne humain*.
On voulut faire prendre à Jésus du vin mêlé d'herbe amère. A peine Teut-il goûté, qu'il se refusa à le boire.
Après l'avoir cloué à la croix, les soldats se firent, par la voie du sort, le partage de ses habits. Ainsi se réalisa la prédiction du Prophète : « Ils se c partageront mes vêtements et tireront ma robe « au sort».
1. L'Évangile ne dit pas expressément que Jésus soit tombé, mais la violence faite à Simon le Cyrénéen, tout près du Golgotha, fait supposer que le Sauveur avait succombé sous le poids, et la tradition est d'ailleurs unanime sur ce point. (L'abbé Fouard.)
2. « Place du crâne humain », en latin locus calvarias, d'où l'on a CL fait Calvaire lo.'Les traditions juives racontent que le crâne d'Adam^ enterré dans cet endroit, lui donnait son nom, et cette Légende ajoutait à l'eflroi qui l'entourait. La tête de mort et les ossements placés au pied des Crucifix sont un souvenir de cette tradition, (/d.)
SAiiNT MATTHIEU, XXVII, 36-43. 157
Les soldats s'étaient assis et le gardaient.
Au-dessus de sa tête, ils avaient placé une inscription marquant son crime :
Celui-ci est Jésus, le Roi des Juifs.
En même temps que lui, on avait mis en croix deux voleurs : Tun à sa droite, Tautre à sa gauche.
Les passants le chargeaient d'invectives :
— Allons! allons! criaient-ils en gesticulant delà tête, toi qui détruis le Temple de Dieu, et en trois jours le rebâtis, sauve-toi donc toi-même! Et puisque tu es le Fils de Dieu, descends de la croix.
Les Grands-Prêtres, avec les Scribes et les Anciens, l'accablaient également de leurs sarcasmes :
«r — Celui-là qui sauvait les autres « Ne peut lui-même se sauver ! »
« — Si d'Israël il est le Roi , « Qu'il descende donc de la croix I »
— Pour le coup, nous croirons en lui!...
c Puisque dans le Seigneur il mit sa confiance,
« Que Dieu donc, s'il lui plaît, vienne à sa délivrance.
« Est-ce qu'il n'a point dit : Je suis le Fils de Dieu! » »
1. Toutes ces paroles, que nous guillemetons et imprimons en caractères plus petits^ sont des citations ou des allusions à des expressions des Saints Livres. Speravit in Domino, eripiat eum : salvum faciat eum, quoniam vult eurny est un texte du livre des Psaumes (Psalm. XXI, 9). Les dernières ironies se rapportent à ce passage de la Sagesse, II, 18 : Si enim est verufi Filius Dei, suscipiet illum, et liberahit eum de manibus contraHorum. Ces accommodations et ces plaisanteries avec des textes sacrés se rencontraient fréquemment dans la bouche des prêtres juifs, habitués, à propos et hors de propos, à faire de perpétuelles citations du Livre légal.
Les voleurs eux-mêmes, que Ton avait crucifiés avec Lui, Tinsultaient.
Depuis midi jusqu'à trois heures, Tobscurité se fit sur toute la Terre.
Et vers trois heures de Taprès-midi , Jésiis s'écria :
— Eli! Eli!... Lama Sabachtani!
Ce qui signifie : « Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi « m'avez-vous abandonné?... »
— Il appelle Élie, dirent quelques-uns de ceux qui étaient là.
L'un d'entre eux courut alors prendre une éponge, l'imbiba de vinaigre, et, la fixant au bout d'un roseau, il lui offrit à boire.
— Laisse donc! disaient les autres : voyons si Élie viendra le délivrer?
Mais Jésus, poussant de nouveau un cri puissant, rendit l'esprit.
Aussitôt le voile du Temple se déchira en deux depuis le haut jusques en bas : la terre trembla; les rochers éclatèrent*, les tombeaux s'ouvrirent.
1. Une de ces fissures, visible dans l'église du Saint-Sépulcre, a près de trois pouces de largeur sur vingt pieds de profondeur; elle
SAINT MATTHIEU, XXVII, 52-58 Itô
Beaucoup de Saints, endormis dans le .sépulcre, ressuscitèrent en leur corps; et, se dressant hors du tombeau après cette résurrection, entrèrent dans la Ville Sacrée et apparurent à plusieurs.
A la vue du tremblement de terre et au spectacle de tous les phénomènes qui s'accomplissaient, le Centurion et ceux qui montaient la garde autour de Jésus furent frappés d'une immense terreur.
— En vérité, s'écrièrent-ils, cet homme était bien « le Fils de Dieu ».
Il y avait également là, à quelque distance, un groupe de femmes. C'étaient celles qui, depuis la Galilée, avaient suivi Jésus afin de le servir. Parmi elles, Marie-Magdeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, ainsi que la mère des fils Zébédée.
Après le coucher du soleil, arriva un riche habitant d'Arimathie, nommé Joseph.
C'était, lui aussi, un Disciple du Seigneur. Il s'était rendu auprès de Pilate pour réclamer le corps de Jésus, et le Gouverneur avait donné ordre qu'il lui fût remis*.
présente un aspect assez extraordinaire : car l'effet commun des tremblements de terre est de séparer les couches du rocher selon leurs veines. Ici, au contraire, le roc est partagé transversalement, et la rupture croise les veines d'une façon vraiment surnaturelle. (Voir les témoignages d'Addison, de Millar, de Fleming, de Schawet, etc.). (L'abbé Fouard.)
1. Les lois romaines défendaient de donner la sépulture aux criminels sans la permission des Juges. (Glaire.)
Joseph, ayant donc reçu le corps, Tenveloppa d'un linceul blanc et le déposa dans un sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc et qui était sa propriété. Il roula une pierre énorme contre la porte du Tombeau et s'en alla.
Mais Marie-Magdeleine et l'autre Marie demeurèrent assises à côlé du Sépulcre.
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Le lendemain, jour du Sabbat, les Grands-Prêtres et les Pharisiens se transportèrent ensemble chez Pilate et lui tinrent ce discours :
— Seigneur, il nous est revenu en mémoire que, de son vivant, cet imposteur proférait ce propos : « Après trois jours , je ressusciterai ». Veuillez donc ordonner que la tombe soit gardée jusqu'au troisième jour, de peur que ses Disciples ne dérobent son corps et ne disent ensuite à la plèbe : « Il est ressuscité d'entre les morts ». Erreur suprême qui serait pire que la première.
— Vous avez vous-mêmes des gardes, répondit Pilate. Précautionnez-vous comme vous l'entendrez.
Ils s'assurèrent du Sépulcre, mirent les scellés sur la pierre et y placèrent des gardes.