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La mine d'or valait 680 fr. 60 de notre monnaie

Délégués pour dire en leur nom : « — Nous ne voulons point qu'il règne sur nous*.... » Il revint, cependant, investi du pouvoir royal.

Dès son arrivée, il fait appeler les serviteurs à qui il avait confié l'argent, afin de constater comment chacun d'eux, par son industrie, a tiré parti de la somme reçue.

Le premier se présente et dit :

— Seigneur, votre mine a porté son fruit : dix autres mines.

— Très bien, bon et fidèle serviteur, répond le Roi. Pour avoir, en chose de peu, été fidèle, tu auras puissance sur dix cités.

Un autre lui succède :

— Seigneur, dit-il, votre mine a produit son quintuple.

— Eh bien, toi, répond le Monarque, tu auras autorité sur cinq villes.

Mais il y en eut un dernier qui tint ce langage :

— Seigneur, voici votre mine, que j'ai eu soin d'envelopper dans un linge. Je vous craignais en effet: car vous êtes un homme terrible, vous emparant de ce que vous n'avez pas fondé, ravissant des moissons sur des terres où vous n'avez rien semé....

— De ta propre bouche je tire ton jugement, mauvais serviteur! s'écria le Roi. Puisque tu savais que je suis un homnie de rigueur qui met la main sur

1. Cet envoi des Délégués, qui s'opposent à la nomination d«i Roi, indique que cette affaire soutînt des difficultés et traîna assez en longueur pour que les dix serviteurs aient eu le temps de faire fructifier la somme qu'ils avaient reçue.

ce qu'il n*a point fondé et qui moissonne ce qu'il n'a point semé, pourquoi n'as-tu pas alors placé mon argent à la banque, afin qu'à mon retour je le retirasse avec les intérêts?..

Puis, s'adressant à ses gardes :

— Enlevez-lui sa mine et remettez-la à celui qui en a dix.

— Mais, dit-on, il en a dix.

— Eh bieni je vous déclare que l'on donnera, à tous ceux qui ont déjà et qu'ils seront dans l'abondance. Mais à celui qui n'a point, même ce qu'il a lui sera arraché..-.

Quant à mes ennemis, qui n'ont pas voulu de moi pour régner sur eux, amenez-les ici et mettezles à mort devant moi.

Ayant fait entendre cette parabole, Jésus suivi de ses Disciples continua de marcher dans la direction de Jérusalem.

Lorsqu'il fut tout près de Bethphagé, aux environs de Béthanie et contre le mont des Oliviers, il envoya deux Disciples en avant :

— Allez à ce village qui est là-bas, leur dit-il. En y entrant, vous trouverez un ânon à l'attache, sur lequel personne ne s'est encore assis. Déliez-le et

amenez-le. Et si quelqu'un vous. fait cette question : « Pourquoi le détachez -vous? vous répondrez : « Parce que le Seigneur désire s'en servir ».

Les messagers partirent et trouvèrent, comme il le leur avait annoncé, l'ânon attaché.

Tandis qu'ils étaient en train de le délier, les maîtres de l'animal intervinrent :

— Pourquoi détachez-vous cet ânon?

— Parce que le Seigneur en a besoin, répondirent-ils.

Ils conduisirent donc l'ânon à Jésus; et, étendant leurs manteaux sur le dos de l'animal, ils y firent asseoir le Seigneur.

A mesure cependant que Jésus s'avançait, le peuple, sur son passage, étendait à terre ses vêtements en guise de tapis. Et quand il arriva à la descente du mont des Oliviers , la multitude de ses Disciples se mit, dans un transport de joie, à chanter les louanges de Dieu, au sujet de tous les miracles dont ils avaient été les témoins.

— Qu'il soit béni, le Roi qui vient au nom du Seigneur! Paix dans le Ciel et gloire au plus haut des Cieux!

Du sein de la foule, quelques Pharisiens élevèrent la voix :

— Maître, faites donc taire vos Disciples I

— Je vous le déclare, répondit-il , si ceux-ci se taisent, les pierres mêmes crieront.

On approchait de Jérusalem. Au moment où Jésus aperçut la ville, il pleura sur elle et prononça ces mots:

— Ah! que ne reconnais -tu, toi aussi, du moins en ce jour qui t'est encore donné, ce qui te pourrait apporter la Paixl Mais, à l'heure présente, tout cela est voilé à tes regards !... Des jours vont fondre sur toi durant lesquels tes ennemis, t'environnant de tranchées, t'enfermeront et te serreront de toutes parts. Ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui vivent dans ton sein ; et, de tes murs, ils ne laisseront pas pierre sur pierre. Pourquoi? Parce que tu n'auras pas discerné le temps où Dieu te visitait*!

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