‹ Les saints évangilesChapitre 232 sur 258 · LA VIERGE L'ENFANT JÉSUS ADORÉS PAR DEUX ANGES · texte numérisé non relu

LA VIERGE L'ENFANT JÉSUS ADORÉS PAR DEUX ANGES

MUSÈE DE HER de jeunesse passait alors sur l'Europe. C'était 1e temps Où la vie était jeune, où la mort espérait.

Le chef-d'œuvre de Gentile — nom bien en harmonie

BÉESSSAINEES

avec un talent si gracieux ! — correspond à ce printemps de l'esprit humain, qui se dessina pendant la dernière période du moyen-âge. L'artiste nous transporte en plein mois de mai; les arbres sont en fleurs, le rossignol chante, des paquerettes ou des violettes émaillent le gazon. Tout est rayon de soleil et zéphir dans cette scène auguste : l'enfant,

penché en avant, mais retenu par sa mère, pose gravement

la main sur le crane dénudé du vieux roi mage prosterné devant lui. Alentour, se développe une suite brillante: jeunes seigneurs et jeunes pages, vêtus d’étoffes magnifiques, chevaux fringants, singes malicieux, lévriers, faucons. Rien à la fois de plus solennel ni de plus naïf ou de plus coquet.

A côté de Gentile da Fabriano, le plus pur, le plus

Dom. Ghirlandao, pinz.

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