ÉGLISE SAINTE-MARIE-NOUVELLE (FLORENCE
suave, le plus éloquent interprète des Evangiles, en ce siècle d'or, fut un moine, figure simple, grave et sublime, connu tour à tour sous le nom de Fiesole (en raison de son long séjour dans un couvent de cette ville et sous celui de « Fra » ou de « Beato Angelico ». C'est en effet parmi les chœurs des anges, que ce béat, ce bienheureux, cherchait ses inspirations. Nul art ne satisfait davantage aux plus strictes exigences de l'orthodoxie ; nul ne pénètre plus profondément dans les entrailles du christianisme. Et, ce quinest pas fait pour nous déplaire, nul art non plus ne témoigne de plus solides connaissances techniques. Ce n’estpoint
je necesseraidele répéter, —lacomposition
littéraire qu'il faut admirer exclusivement dans les com-
positions de Fra Angelico: c’est son vif sentiment de l’ordonnance, du coloris, ses gestes véritablement trouvés, et cent motifs qui décèlent le peintre de race. Les fresques ou tableaux de chevalet du couvent des Dominicains ou couvent de Saint Marc, à Florence, comme ceux qui ont trouvé un asile dans les musées, proclament les triomphes de ce pinceau si éthéré et cependant si vivant.
Le disciple favori de Fra Angelico, Benozzo Gozzoli, s'est immortalisé par les deux grands cycles de Pise, où il a évoqué les patriarches de l'Ancien Testament, et de San Gimignano, où il a narré la vie de saint Augustin. Mais les Evangiles aussi ont le droit de le revendiquer comme
un interprète inspiré, Il a créé, dans la chapelle des
Cliché Hanfstaengt
L'ENFANT