‹ Les saints évangilesChapitre 237 sur 258 · DE BERLIN · texte numérisé non relu

DE BERLIN

MUSÉI

D'ART

tombeau ou en sortant, ou encore montant au cie

sont des pages austères, parfois trop abstraites, et cependant d’une conviction forte, d’une expression dramatique.

Jartiste n’a pas reculé devant la laideur afin de se con-

former plus strictement à la tradition des Evangiles et, par

là, frapper plus fort les fidèles.

Pendant cette première période de la Renaissance,

LA

Venise, la cité mi-orientale, mi-occidentale, donna des

Evangiles une interprétation singulièrement originale et

De

Byzantins, elle avait hérité je ne sais quel culte pour la

nullement sans charme. ses anciens initiateurs, les

solennité ; de là, l'éclat de son coloris et la richesse de ses étoffes ; les Flamands etles Allemands, avec qui son commerce la maintenait en rapports incessants, lui apprirent à ouvrir les veux sur la nature, à traduire les impressions en leur fraicheur première. Un maitre de PEcole de Coun certain Johannes de Alemania, était venu se

logne,

fixer au milieu des lagunes; Antonello de Messine, de son

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