‹ Les saints évangilesChapitre 251 sur 258 · CHAPITRE MI · texte numérisé non relu

CHAPITRE MI

ITALIE avait épuisé sa sève avec la Re- Flandres, le grand Rubens, en Hollande, Rembrandt, en naissance ; ce n’est point chez les aca- Espagne et dans sa colonie, le royaume de Naples, démistes du xvue siècle, les Carrache, le Murillo et Ribera, lui vaudront une renaissance de plus. Dominiquin, ou le Guide, que l’on dé- A Anvers, Rubens prend à tâche de refondre l’iconocouvrirait quelque étincelle d'inspiration nographie des Evangiles, de la mettre en harmonie avec religieuse : seul Michel Ange de Cara- les besoins de la société nouvelle. I le fait avec la hauteur

vage mettra de l'émotion dans sa Mort de la Vierge ou sa et la puissance qui sont le propre de son génie. Il est vräi

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tres, mais ne sont plus assez croyants; les autres sont Cette composition, qui est conservée à la cathédrale d’Anencore assez croyants, mais ne sont plus assez peintres. vers, nous révèle, à côté du peintre hors ligne, l’homme Plus stérile encore se montre l'Allemagne, dont le le plus généreux; un pathétique saisissant s’y allie à l’imarôle en tant qu'artiste est fini pour longtemps. gination la plus brillante. Plus entrainante encore, comme mouvement et comme élan, est la Descente de Croix,

L'art religieux cependant n'était pas mort: dans les qui orne le même sanctuaire. Ici le cœur du grand artiste

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