CHAPITRE II
Romain de la cour d'Auguste, passant près de ce souterrain , eut aperçu les douze Juifs qui composaient cette œuvre sublime , quel mépris il eut témoigné pour cette troupe superstitieuse? Avec quel dédain il eût parlé de ces premiers fidèles ? Et pourtant ils allaient renverser le temple de ce Romain , détruire la religion de ses pères, changer les lois, la politique, la morale, la raison, et jusqu'aux pensées des hommes.
On passe le Cédron sur deux ponts, Fun en face de la porte Saint-Étienne , au nord ; l'autre au midi , en face du mont Moria. C'est ce dernier que traversa le Sauveur, en allant du Cénacle au jardin des Olives.
Derrière lemontSion, au midi, à un demi-mille du mont du Scandale, s'ouvre, dans la vallée de Josaphat, celle de Gében-Hinnom ou des enfants d'Ennon.
Près de cette vallée, au midi des piscines de Siloë, est la grotte où les apôtres se cachèrent pendant la passion. Elle est profonde , et se divise en plusieurs parties , dans chacune desquelles on pénètre par une ouverture basse et cintrée , semblable à la bouche d'un four. Au nord-est de cette grotte, à droite du chemin de Béthanie, un peu au-dessus du sépulcre d'Absalon, est la place où Judas se pendit. Le figuier qui servit à ce suicide fut , long-temps après, détruit par les Juifs.
Hacel-Dama , le champ du sang , est au sud de Jérusalem, dans la vallée des enfants d'Hinnom. Les prêtres, qui l'achetèrent, le firent servir à la sépulture des étrangers. Nous parlerons plus loin du mont du Mauvais Conseil , et autres lieux circon voisins. [Saint Jérôme. Épîtres.] [De Sponde. an. 53.] [Josèphe. Antiquités,] [Adrichomius. Descriplio urbis.] [QuiRESMiiJS. Voyage 6.] [Chateaubriand. //inéraire.]
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Jcrulalcm bcpuU la mort t>c 56u5«Ghn5t jusqu'à Gon&tantin.
^ ^ ^IX'^epuis sa fondation jusqu'à Jésus- ^] Christ , rtiistoire de Jérusalem ri'a présenté qu'une succession <Ic bouleversements, et les révolutions sanglantes d'une ville plusieurs fois ravagée et rebâtie :^ans cesse*. Les mêmes scènes . se reproduisent après la mort Ii3 Jcsus-Chrisl; nniis la mémoire de sa présence ilans la vilb Sninte se transmet par une continuité !iou interrompue, h travers les désordres de la l[tieri"c; et si la fnreur des princes couvre de ruines es Biiinls tnniiLnnenIs , le zèle ardent des chrétiens Tvierit Im ehcrelier nu milieu des décombres , et ne se lossc jomnis de les réparer.
(* '• J»H iiitakni %liiïjt «J'cttr piJlir i>oiir la dernière fois, au mois de Juillet 1834. ^ii.-ir:ii>Lf? nulle AimIjcs, iii>uri;<-^ contre Ibrahim, pacha d'Egypte, l'ont mise 1 itric ficndjnt «iv Jiiiir^. lhh'«liiiii a repris la ville peu de temps après. Les lu^Ltî^iHii ih'tk Juifs mit été tldvjiyriées , leurs meubles dispersés, leurs femmes iMitru^de?» Le» [uuuuinctib cUtihicns n'ont point souffert. (Gèbamb., 1. 1. )