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CHAPITRE III

Josèphe entend parler seulement des arbres propres à la charpente y et non des arbres fruitiers.

Pendant ce désordre , les chrétiens se retirèrent à Pella , dans les montagnes, sur la rive droite du Jourdain, au midi du lac de Génézareth. Ils avaient pour guide saint Siméon, cousin de Jésus-Christ, martyrisé sous Trajan, ran>H7, à l'âge de cent vingt ans. Ils revinrent s'établir sur les ruines de Jérusalem. [Épiphanes.] [d'Anv.] Le témoignage d'Eusèbe, de saint Jérôme et de Sozomène prouve que les chrétiens avaient déjà de nombreuses églises dans la Terre Sainte.

L'an 450, cinquante-neuf ans après la ruine de Jérusalem, l'empereur iElius Adrien la rebâtit, et enferma dans l'enceinte le mont Gion et le Calvaire, en excluant Bezetha et une partie du mont Sion , de sorte que la ville prit la forme d'un carré-long dans la direction de Test à l'ouest. Il remplaça le nom de Jérusalem par celui d'jElia Capitolina, qu'on trouve encore dans les écritures du huitième siècle. Voulant effacer le souvenir du christianisme , et paganiser les saints lieux, il fît placer sur le saint sépulcre la statue de Vénus, et celle de Jupiter sur le Golgotha. Elles y demeurèrent jusqu'au temps de Constantin. On sculpta un pourceau sur la porte de Bethléem, et l'entrée de la ville fut interdite aux Juifs, sous peine de mort. Us étaient à jamais dépossédés de l'héritage de leurs ancêtres. [Bertius, Geog. 7.] [ CoEFFETi€s, Hist. Tom., Uv.x.][ Saint Jébôme de la ThébcAde. ] [Corresp. d'Orient.] [Itinér. de Par. à Jér,]

L'an ^37, l'Église de Jérusalem ayant été dispersée, les Gentils s'y établirent. Us eurent vingt évéques jusqu'à la persécution de Dioclétien : Cassien, Publicus, Maxime, Julien, Caius, Symmaque, Caius II, Julien II, Capiton, Valens, Dolichien, Narcisse, Dion, Germanion, Gordion, Alexan-

dre, Mazabane, Hyménée, Zalidas, Hcrmon. Il y eut -encore trente-deux évéques jusqu^aux croisades. [ liinér de Par. à Jer.] On voit que la série des évéques de Jérusalem, comme celle des papes, est sans interruption depuis Jésus-Christ.

^cTu&al^mtrpuiS^«n^tanltnju^u'auT^r^i£âM,

L était réservé à CoûRtaDtiti de fiiirc briller des jours de joie sur la Jérusalem cIj retienne. Vers 523, les soins de sainte Ilélène, merede lY^mpereur, qui entreprit le voyage de la Terre-Sainte à l^.^r'n l'ôge de soixante- dix-oeuf ans, firent découvrir lu sainte Croix, En déblayant l'excavation du Calvaire, on trouva les trois croix, entre lesquelles un miracle fit reconnaître la véritable. Une partie en fut immédiatement envoyée à Constantin, dans un étui de bois précieux recouvert de lames d'argent. Le reste de la Croix fut placé sur le saint sépulcre , et longtemps après envoyé à Rome. La couronne d'épines, trouvée en même temps, resta dans la chapelle des empereurs d'Orient, jusqu'au temps de Baudouin III, qui la donna à saint Louis. Le monarque français alla processionnellement au devant d'elle , à Sens , et la déposa en ^230 dans la Sainte- Chapelle de Paris (1).

(I) On exposait la sainte Croix , le Tendredi-saint , à la vénération des fidèles. Ce jour- II. 41

En 32C, Constantin écrivit une lettre à Macarius, évéque de Jérusalem. 11 le chargea de faire bâtir une église en mémoire de la passion du Fils de Dieu ; de choisir les architectes les plus habiles et les meilleurs ouvriers, et de ne rien épargner pour la rendre supérieure à toutes celles de la terre. Neuf ans après, le ^ 4 septembre 535, les évéques assemblés à Tyr furent appelés à la dédicace de la basilique élevée sur le Golgotha; pendant cette cérémonie, qui dura huit jours, les vases et ornements précieux donnés par Tempereur furent exposés en public. Les évéques imposèrent solennellement au temple le nom de Martyrion ( TVmotgnage).[SicÊ?n.j liv. viii.][EusÈBE,/tt;. in.][THÉ0D0RET, liv, i.]

Saint Cyrille, qui y prêcha en 5^7, Tappelle aussi Téglise de la Résurrection. « La piété des rois, en ornant d'or et d'argent cette sainte église de la Résurrection , en laquelle nous sommes maintenant. Ta rendue célèbre et magnifique par une multitude de merveilleux ouvrages. » [Caiéchese \U.\

Les paroles de ce père de TÉglise font penser que le Calvaire et le Saint-Sépulcre éta en compris dans le même édifice : « Jésus-Christ a été crucifié en ce lieu; niez-le, et vous serez condamné par ce saint mont de Golgotha que vous voyez, et où nous sommes assemblés en son nom. » \C(Uéck. ^. ] Et plus loin : « Nous avons le bonheur de voir et de toucher ces saints lieux , que les autres ne connaissent que

là . l'évoque, le premier venait se prosterner devant cUe ; après lui, le clergé et le penpie. C'est à cet usage que se rapporte la cérémonie qui se fait tous les ans à parefl Jour dans toutes les églises catholiques, cérémonie dans laquelle rofficiant. découvrant la Croix, adresse au peuple chrétien ces paroles, si bien faites pour |e pénétrer de douleur, de reconnaissance et d'amour : c Ecee Hgnum CtticU in quo salut mundi pependU : f^enile, adoremus. Voici le bois de la Croix sur laquelle a été suspendu le salut du monde. Venez , adorons. » Inspiré par son respect pour la Croix, Constantin défendit de crucifier désormais If s malfaiteurs. ( Gehamb., 1. 1. pag. 136. ;

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