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CHAPITRE IV. 5r>D

par ouï dire. Noire Seigneur a élé cruciûé en cette place de Golgolba que vous voyez.... Aimez donc comme il vous aima c«lui qui a voulu mourir en croix sur ce même mont du Calvaire, où Ton montre encore les fentes des rochers brisés, le sépulcre où il fut mis, et que vous avez là sous les yeux, et la pierre qui fermait le sépulcre. » [Catéch. 13.]

Eusèbe, Nicéphore, Socrate, Tbéodoret, Sozomène, Fauteur de ritiuéraire de Bordeaux à Jérusalem, parleut de la splendeur de la basilique de Constantin , mais sans entrer dans aucun détail. Au reste, comme elle subit peu de changements, nous la retrouverons presque tout entière dans des descriptions ultérieures.

On doit à Constantin et à sainte Hélène un assez grand nombre de monuments , la plupart détruits :

Une chapelle sur le mont des Oliviers ;

Une église sur le tombeau de la Sainte Vierge [siint Jérôme Epist. ] ;

Une chapelle au-dessus de la grotte où les apôtres s'étaient retirés , enrichie de fresques qui représentaient les apôtres ;

Une église sur remplacement du saint Cénacle, dans les constructions de laquelle on conserva la distribution de Tédifice primitif ;

Kéglise de TAscension, qui, la veille de la fête de ce jour, était splendidement illuminée ;

Une église sur remplacement de la maison de Caïphe, dont la distribution fut également maintenue, et qui fut dédiée à saint Pierre.

A peine la religion eut-elle retrouvé des jours plus calmes et plus heureux qu'on vit accourir a Jérusalem de nombreux pèlerins. En vain Julien-I' Apostat essaya de s'opposer au triomphe du Galiléen^ et permit aux Juifs de rebâtir

leur temple. Le Ciel détruisit Touvrage de Timpiété par un événement surnaturel dont l'auibenticité subjugue la raison elle-même. Peu de faits historiques sont appuyés de plus nombreux et de plus graves témoignages. Les récits de saint Grégoire de Nazianze et de Rufin sont confirmés par le témoignage irrécusable d^Ammien Marcellin. « De redoutables globes de feu , s^élevant du sein de la terre, avec des attaques redoublées, brûlèrent les ouvriers et rendirent, à plusieurs reprises, le lieu inaccessible. »

Saint Jérôme nous apprend que de son temps, au quatrième siècle, les voyageurs affluaient à Jérusalem, de Judée, d'Étbiopie, de la Bretagne et de THibernie. Ils avaient un cimetière aux portes de la ville. Ils étaient admis dans un grand hospice, bâti près du Calvaire, au nord du temple de Solomon. [Antonin de Plaisance.] Cet hospice prit le nom de Saint-Jean-P Aumônier. Il était desservi par des religieux bénédictiiïs d^un monastère voisin , dit Sainte-Marie-la-Latine. Sainte Paule bâtit près de Saint-Jean un hospice pour les femmes, et Téglise de Sainte-Marie-Madeleine. Vers ^02, rimpératrice Eudoxie, femme de Théodore-le-Jeune, après deux pèlerinages, se retira à Jérusalem pour y finir ses jours. Elle enrichit Téglise du Saint-Sépulcre de mille deniers de rente perpétuelle, et donna aux choristes quatre cents deniers de rentes et dix raille mesures d^huile pour entretenir les lampes qui brûlaient jour et nuit dans le saint lieu. Antonin de Plaisance, qui le visita près de cent ans après, fait mention de cette illumination continuelle et de la quantité d'or et de pierreries dont la piété des princes avait orné le Golgotha.

En 555 , dans un concile assemblé à Constantinople par les soins de l'empereur Justinien, il fut décidé que Févêque de Jérusalem serait élevé à la dignité de patriarche, et qu'il

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