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CHAPITRE VIL

différenles communions, et plusieurs mosquées, une seule synagogue, des hôpitaux, des bains, de grands bazars. Elle a une lieue et demie de circonférence. Les maisons sont en pierre, à toits en terrasse, à deux ou trois étages; elles ne reçoivent de jour que par des portes étroites et de rares fenêtres grillées en bois. La ville est triste et semble déserte, excepté pendant le carême, qui y attire dix. mille pèlerins environ.

La population de Jérusalem est évaluée par Âli-bey à quarante mille âmes : vingt mille chrétiens, neuf mille musulmans, onze mille juifs. D'autres comptent cinq mille chrétiens, autant de Turcs et d'Arabes, et dix mille juifs, en tout vingt mille habitants (1). Leur industrie consiste dans la préparation du baume , la fabrique d'étoffes de soie et coton, et la confection de reliquaires, qu'ils vendent aux pèlerins.

Les murailles, bâties par Soleyman, ont cent vingt pieds de haut, et sont flanquées de tours carrées; la partie qui avoisine la grande mosquée a été renversée par le tremblement de terre de >I834; hors des murs, sur la côte occidentale, est une forteresse gothique. La ville a sept portes, disposées comme les porches de nos églises , de manière qu'on ne puisse entrer que par les côtés.

A l'est, la j)orte Dorée {Bab-el-Darahie) murée par les Turcs , auxquels une prédiction annonce que les chrétiens entreront par cette porte pour prendre leur ville.

La porte Saint-Étienne ou de la Sainte-Vierge (Bab-el- Sidi-Mariam) y ancienne porte des troupeaux, qui conduit

(f ) Selon le père Géramb ( t. ii. p. 66 ), il y a 15.003 Turcs, 4.000 Juifs , 2,000 Grecs. 4.000 Catholiques, 900 Arménicni. 60 CoplUes, en tout 20,561 habitants. Selon M. parhié du Bocage, il y a 25 mille habitants aral>es. arméniens et Juifs, et à peine 200 familles catholiques. ( Z>tcr. g(fog. Sainie Bible , f. 13. )

également hors des murs, au tombeau de Marie, et aux ruines de la chapelle b&tie sur le lieu du martyre de saint Etienne, éloignée de cent vingt pas. L'empreinte taillée dans le roc qui signalait Tendroit où le saint expira, dégradée par Tindiscrète piété des fidèles qui en rompaient des éclats^ a été couverte de terre et ne se voit plus.

Au nord, la porte d'Éphraim {Bab-el^Zakara)j la porte de r Aurore ou du Cerceau.

Au nord-ouest, la porte de Damas ou de la Colonne {Babel-Uamùnd ou Bab-elrCkam)y par laquelle les pèlerins en* traient autrefois.

Entre Test et le nord, la porte Sterquilinaire(Aa&-f/-Jlfaiigrarbé), porte des Maugrabins.

Au midi , la porte de Sion ( Bak-el-Naln'Dakùud) ^ porte du prophète David.

La porte de Jaffa ou des Pèlerins, à V ouest {Bab^t-Kzalil), la porte du Bien-Aimé.

La ville a trois grandes rues el sept petites. La rue do Harat-el-Allam va de la porte Saint-Étienne au Calvaire, et suit la voie Douloureuse.

Les pèlerins d'Europe entrent à Jérusalem par la porto de Jaffa, près de laquelle est le castel Pisano, demeure de TAga. Us sont reçus par les successeurs des religieux établis par Robert dans le monastère de SainirSauveur. Pour aller à ce couvent ils passent par une porte ouverte à gauche de l'ancienne porte Judiciaire. La demeure des religieux res« semble à une forteresse, comme tous les couvents de la Terre- Sainte. Entourés d'ennemis, les moines ont dû nécessairement emprunter les secours de la construction militaire, et l'identité de position a amené celle d^architecture.

Le couvent a environ cent lits. Il possède une bibliothèque, une pharmacie, el une école pour le^ enfants catho-

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