CHAPITRE Vil
Hques. De la terrasse de l'église ou découvre toute la ville. Les moines Franciscains qui| habitent ce lieu sont au nombre de trente^ et sont, tous les trois ans, remplacés en partie par des frères venus d'Europe. Le père gardien du couvent est le chef spirituel de tous ceux de la Terre-Sainte, et lorsqu'il officie il porte la mitre, la crosse, et Tanneau des évéques. Les couvents desservis en Asie et en Afrique par les Franciscains sont ceux de Jérusalem, Rama, Saint- Jeau-d'Acre , Jaffa , Larnaca , Nicosie , Bethléem , Saint- Jean-du-Désert, Nazareth, Sidon, Tripoli de Syrie, Alexandrie, le Caire, le mont Liban, Damas et Alep. [De Gérahb., Peler, à Jérus., t. A , ch. 5. >I856.]
Les pères Franciscains ont réservé pour le culte saint tout le luxe de leur demeure; le père gardien habite deux petites chambres mal meublées , et les autres religieux , d'étroites cellules, tandis que Téglise deSaint-Sauveur, tendue de riches draperies , resplendit d'ornements et de bas-reliefs d'or et d'argent massifs : c'est avec raison que ces moines prennent pour devise : « Tout pour Dieu, rien pour nous. » [ Ibid. ]
Du couvent , les pèlerins se rendent ordinairement au Saint-Sépulcre qui est voisin. Nous reprendrons dans la description Tordre du récit évangélique , afin qu'on puisse mettre en parallèle Jérusalem avec elle-même à dix-neuf siècles d'intervalle.
La grande mosquée est à Test, sur remplacement du temple. Elle a pour limites des galeries couvertes et une place ombragée de treilles. Elle a cinq cents pas du nord au sud, et quatre cents de Test à l'ouest. L'entrée en est interdite aux chrétiens (i). A l'extrémité est une autre mosquée de couleur rougeatre, beaucoup moins grande.
(Olln Espagnol nommé don Oomingo^Badlo y Leblich. qui voyageait sous le nom d'Aly-Ben-cl-Al)assi, M. Bourckard, de Bâle, sous le nom d'Ibraliim-Scheik, et M . Bel-
r.SO JÉRUSALEM.
La |>orle du parxis de la {grande mosquée remplace la belle porte du temple. Le parvis est borné au noi*d-ouesi par les débris de la tour Antonia ; au nord, par les ruines du prétoire de Pilale et du palais d^Hérode, et par la piscine probatique, dont le mur méridional lui sert de clôture.
Les murs de la piscine probalique sont ainsi composés : <( Un lit de gi*osses pierres jointes ensemble par des crampons de fer , une maçonnerie mêlée, appliquée sur ces grosses pierres, une couche de cailloutage alliée sur cette maçonnerie, un enduit répandu sur ce cailloutage; les quatre lits sont perpendiculaires au sol, et non pas horizontaux. L'enduit était du côté de Teau, et les grosses pierres s'appuyaient et s'appuient encore contre la terre. » [ Itinéraire de I^ariê à Jérusalem. ]
Trois des arcades de la piscine ont été l)oucliées au dixseptième siècle. Le bassin a cent cinquante pieds de long sur cinquante de large. H est desséché et encombré de ronces, de grenadiers, de nopals, de tamarins et d'arbrisseaux sauvages. Au nord de la piscine probatique, une mosquée tient la place de la maison de sainte Anne et du monastère de ce nom.
Les bains de Siloë servent h laver le linge et à arroser de petits jardins. Les chrétiens s'y lavent les yeux, en mémoire du miracle raconté par saint Jean. [Ch. ix, v. 7.]
Le saint Cénacle esi une mosquée dont l'entrée est interdite aux chrétiens; a côté sont quelques vieux pans de murailles, restes de la maison où la Sainte Vierge demeura jusqu'à sa mort, et de Toratoire de saint Jean.
Le jardin des Oliviers est en face du mur de la ville, entre la porte Dorée et la porte Saint-Étienne. Pour s'y rendre,
zoiii, sont ici> seuls qui y aient notoirement pém^tré. Ils n'y ont rien trouva de remarquable. Les voAtcs sont soutenues par quantité de colonnes, la plupart en granit, dont les chapiteaux sont d'un travail grossier. ( Gkramb., 1. 1. p. 580. )
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