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CHAPITRE VIII

tant admirées, nous trouvons de lourds piliers earrés ; cet ancien dôme aérien, qui semblait planer au sommet du temple comme une couronne suspendue , a été remplacé par une coupole assez ordinaire, telle qu^on eu voit sur les principales mosquées des villes d'Orient ; le saint Tombeau, placé comme un catafalque, ou une maisonnette de marbre au milieu de Fenceinte de la nef, surcharge de figures d'un genre qui n'a pas de nom, montre tout ce qu'il y a de mesquin et de futile dans le goût des Grecs d'aujourd'hui... »

La reconstruction fut achevée au mois d'août "1808. Les Grecs se payèrent de leurs dépenses en s'emparant du Tombeau, du Calvaire et de la pierre de TOnction. Les religieux latins, réduits aux chapelles de la Vierge et de la Madeleine, s'adressèrent à l'ambassadeur de France, et reconquirent, au bout de neuf mots, le droit de dire la messe sur le Saint- Sépulcre et le Calvaire ; les cabales et l'argent des Grecs leur firent perdre, en 1818, le fruit de leurs démarches. En 1829, un nouveau fîrman du grand-seigneur conféra aux Arméniens la faculté de dire la messe sur le divin Tombeau. [ Correspondance d Orient, tom. V, L. 8, 19.]

L'entréede l'église est au midi. Quatre Turcs, gardiensdu saint lieu, exigent23 piastres pour la première entrée, et un para pour les autres. A côté de la façade est une tour carrée, rasée à la hauteur de l'église, et privée de cloches. Le parvis est une petite place de vingt-cinq pieds de long sur vingt de large, bornée par l'église au nord, par les prisons au midi, par Téglise et le couvent des Grecs à l'ouest, et celui des Abyssins à l'est. De ce côté, une petite chapelle contiguë à la grande église, et à laquelle conduit un escalier de douze marches, indique la place où saint Jean, la Vierge et les saintes femmes se tenaient , pendant qu'on clouait le Sauveur à la croix.

La coupole nouvelle est couverte en pierres enduites de stuc , et soutenue par trente-six pilastres massifs séparés chacun par une arcade^ que se partagent les diverses communions.

La chapelle du Saint-Sépulcre est carrée, construite en marbre, éclairée par de riches lampes, et couverte d^une tenture de velours. Au-dessus du Saint-Sépulcre est un tableau représentant Jésus-Christ vainqueur de la Mort.

Un escalier de vingt-deux marches conduit à la chapelle du Calvaire, où trente-deux lampes, au nord, brûlent sans cesse devant Teudroit où Jésus-Christ fut attaché à la croix; et cinquante, au midi, devant la place où la croix fut plantée. Quelques autres églises sont disséminées dans la ville. En entrant par la porte Sterquilinaire, et suivant la rue qui aboutit à la grande rue du Bazar Sovkrel-Kebiz , on rencontre une petite église appartenant aux Syriens. Elle est située au fond d'une cour , à laquelle onmonte par un petit escalier de bois. Elle occupe la place de la maison de Marie , mère de saint Marc.

Près du Calvaire, est la maison de Zébédée. C'est une grande église dédiée à saint Jean, et possédée par les Grecs. A Tes) de la ville , sont les débris d'une église élevée sur remplacement de la maison de Simon le pharisien.

A trois cents pas de la porte de S ion , la maison de saint Thomas , qu'une tradition, dont on ignore la base, rend si formidable aux Juifs et aux Maliométans qu'ils croiraient, en y entrant , courir risque de la vie.

Près de la maison de Calphe, Téglise arménienne de saint Jacques le vieux.

L'hôpital bâti par sainte Hélène appartient aux Turcs. On y voit huit énormes chaudières en cuivre qui datent du temps de la fondatrice, et dont Tune porte son nom.

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