VINGT-DEUX JANVIER, SAINT ANASTASE
après lui avoir attaché au pied unegrosse pierre. Le voyant inébranlable, le juge alla de nouveau consulter le roi qui ordonna de le faire mourir avec les autres prisonniers chrétiens, au nombre de soixante-douze. Ils furent tous étranglés. Après avoir subi comme les autres ce genre de mort, Anastase, par distinction, eut la tête tranchée le 22 janvier 628. Les chiens, qui la nuit dévorèrent le corps des autres martyrs, laissèrent le sien intact. De cette façon, ses reliques purent être conservées et portées au monastère de Saint-Serge, par un moine de son couvent envoyé par l’abbé Justin. D’autres disent qu’elles furent toutes portées à Gésarée, en Palestine. Pendant le septième concile œcuménique, on voit figurer sa tête et une de ses images qui étaient déjà à Rome et opéraient des miracles. Le concile s'en servit, disent les Petits Bollandistes, pour autoriser le culte des images. Ces précieuses reliques se trouvent aujourd’hui dans l’église de Saints-Vincent et Anastase.
L’invocation qu’on lui adresse contre les possessions et obsessions du démon, est largement justifiée par les nombreux miracles opérés en ce sens après la translation de ses reliques dans la ville royale de Perse. Parmi ceux qui sont mentionnés par les Bollandistes, d’après un manuscrit grec, nous n’en citerons qu’un seul :
« Un médecin de la même ville était tourmenté par le malin esprit ; ayant su que le moine dont il a été question jdus haut y était encore, il vint le trouver et lui demanda quelques reliques de saint Anastase. Il les eut à peine reçues qu’il fut délivré de sa maladie par l’aide du saint martyr. Après sa guérison, plusieurs malades venaient le consulter comme médecin ; mais désormais, au lieu des médicaments, des incisions, des cautérisations et de tous les remèdes prescrits par l’art médical, il se contentait de leur faire boire de l’eau dans laquelle il avait plongé les reliques du glorieux martyr et par ce moyen il leur rendait la santé. »
La strophe suivante d’un cantique castillan (Gozos) a traita cette invocation contre le démon :
Per vos lus endeuoniados,
Si de todo corazon Os invocan, pronto son Del demonio liberlados.
Denedictio Imaginum et Numismalum s. anas. tasii, inart. carmel., contra malos spirites et MORBOS.
OREMUS
Omnipolens sempilerne Deus, qui sacerdotibus luis in consecralione eorum tantam gratiam contulisti, ut quidqu'ul in tuo nomine digne perfecleque ab eis agitur , à te fieri credatur : quœsumus immensam clementiam tunm, ut quod modo facluri su mus, nobiscum facias, et quidquid bene f dicluri, nobiscum bene f dicas : et ad ea, quœ acluri sumus, dexteram luœ polentiœ exlendas, ut sicut ego lias imagines, sive numismata s. m. an’astasii bene f dico et sancti f fico ; sic et tu cadem bene f dicas et sancti f fices. Sinlque hujus sancti tui meritis fuga doemonum, omnium
LANGUORUM, MORRORUMQUE SANATIO, CUJUS- CUNQUE MALEFICII OC DAMNI FRAUDE NEQU1SSIMI
Par vous les possédés du démon qui vous invoquent de tout cœur sont délivrés promptement.
Bénédiction des Images et des Médailles de saint Anastase, martyr carmélite, contre les mauvais esprits et les maladies.
PRIONS
Dieu tout-puissant et éternel qui, dans la consécration de vos prêtres, leur accordez tant de grâces que l’on croit fait par vous tout ce qu’ils font dignement et parfaitement en votre nom : nous supplions votre immense bonté de faire avec nous ce que nous allons faire, de bénir f avec nous ce que nous allons bénir f et d'étendre la droite de votre puissance sur nos actions, afin que, comme je bénis f et sanctifie f ces images ou ces médailles du saint martyr Anastase, vous les bénissiez f et les sanctifiez de même, vous aussi. Que par les mérites de ce saint, elles mettent en fuite les démons, elles guérissent toutes les langueurs et les maladies, qu elles
VINGT-DEUX JANVIER, SPIRITUS 1LLATI EXTERMINATIO et AN'GELORUM
pacis ingressus et fida custodia, per Christum, etc.... Amen.
(Manuale benediclionum selectissimarum....