‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 281 sur 734 · DIX-HUIT MARS, BIENHEUREUX SAUVEUR DE HORTA · texte numérisé non relu

DIX-HUIT MARS, BIENHEUREUX SAUVEUR DE HORTA

Mais le gardien, à cette vue, s’écria : « Voyez-vous de quelles saletés ce frère remplit l’église, la changeant ainsi en une étable. »

Après quelques jours de repos pour le couvent, les processions recommencèrent. Voulant y mettre fin, le provincial l’envoya à Barcelone, à Saragosse et ailleurs ; mais partout, au bout de quelque temps, se produisait la même affluence. Les malades campaient quelquefois sous des tentes et Daza, qui a écrit l’histoire de l’ordre, n’ose pas en fixer le Chiffre dans la crainte de ne pas être cru.

Pour l’arracher enfin à l’empressement des populations en Espagne, on l’envoya, en 1565, à Cagliari, en Sardaigne, avec le Père Ferri, visiteur général de l’ordre. Là, il pratiqua toutes les vertus les plus éminentes qui distinguent les saints : l’austérité, la chasteté, la patience, la résignation, la charité à l’égard des pauvres et des pécheurs. Il eut des extases et des visions fréquentes, particulièrement devant l’image de la Sainte Vierge et souvent, en cet état, il fut élevé en l’air en présence de plusieurs milliers de témoins. Il eut également le don de prophétie. Le nombre des malades qu’il guérit est incroyable; il ressuscita même trois morts. Il mourut enfin lui-même en 1567, après avoir prédit l’heure de sa mort. Nous avons emprunté à l’allemand Gorres (1) quelques traits de la physionomie de saint Sauveur de Horta ; il convient maintenant de justifier Vinvocation qui lui est adressée contre la Fièvre. f)ans sa vie, écrite par le commissaire chargé de poursuivre sa canonisation (2), on cite une petite fille atteinte de la Fièvre quarte et guérie par notre saint qui lui passa un chapelet autour du cou en disant un ave Maria. Trois autres guérisons signalées dans ce même ouvrage furent opérées soit à son tombeau, soit au contact d’objets qui lui avaient appartenu. Sur une gravure (3) publiée à Milan, en 1624, où le saint est représenté entouré d’une foule de malades et d’infirmes, tenant la main droite élevée pour bénir et roulant dans la gauche les grains d’un chapelet, on aperçoit le Saint Esprit descendant sur sa tête en forme de colombe, et dans les nuages à droite, la Sainte Vierge, à la protection de laquelle il avait l’habitude d’attribuer toutes les guérisons miraculeuses qu’il opérait sur les malades. Sur cette gravure même se trouve une prière ou plutôt une bénédiction à faire sur les malades en invoj quant le bienheureux.

Potentiel Dei Patris, sapientia Dei Filii, virlus Dei spirilus sancti, meritis et mtercessione B. Salvaloris liberel te omni febre, tertiana, quartana continua et ab omni malo, B. Salvalor oret pro te et benedicat tibi in : nomine patris et filii et spiritus sancti. Amen.

Que la puissance de Dieu le père, que la sagesse de Dieu le fils, que la vertu de Dieu le Saint Esprit, par les mérites et l’intercession du bienheureux Salvator, te délivre de toute Fièvre tierce, quarte ou continue et de tous maux, que le B. Salvator prie pour toi et te bénisse au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il

(Les Bollandistes. — Gorres.)

-Foi.

(i Gorres, Mystique divine, K vol. 468. Trad. deCu. de Sainte W Bollandistes, 2» vol. de mars, p. 662 et suivantes (3) Bollandistes, id. p. 667.

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