SAINT MAXIMIN, ÉVÊQUE DE TRÊVES
IVe SIÈCLE. — 349.
Invoqué contre les Parjures, les Périls en mer, pour et contre la Pluie.
aximin naquit à Monterre-Silly, près de Loudun, d’une des plus illustres familles du Poitou. Il reçut, par les soins de ses parents, la meilleure éducation ; mais, voulant s’instruire encore davantagè, il quitta très jeune la maison paternelle et vint à Trêves, où il se mit sous la conduite d’Agrice, évêque du diocèse. Il fit de tels progrès dans toutes les sciences et surtout dans la perfection chrétienne qu’à la mort d’Agrice, il fut désigné à la fois par la voix de Dieu et par celle du clergé et du peuple pour le remplacer. Il eut toutes les qualités d’un évêque tel que l’exigeaient les troubles et les orages qui agitaient alors l’Eglise ; il contribua à la déposition de l’évêque de Cologne, fauteur de l’Arianisme dans le Concile de Sardique, il l’attaqua de front et fit proscrire cette doctrine impie. Il donna pendant quatre années l’hospitalité à saint Athanase chassé de son siège par les Ariens. Cinq ans après le Concile de Sardique, il vint visiter sa famille à Monterre-Silly. Il tomba malade et mourut le 29 mai 349. Son corps, d’abord déposé à Monterre-Silly, fut dans la suite furtivement enlevépar les habitantsde Trêves. C’est la translation de ces précieuses reliques de Monterre-Silly à Trêves qui fait l’objet de la fête que l’on célèbre, le 12 septembre, à Magnac-Laval en basse Marche. I ous les ans, à pareil jour, on fait une procession solennelle autour de la paroisse qui, d’après le Recueil des prières chantées dans cette procession et publié en 1843, à Limoges, comprend soixante villages dans l'enceinte de neuf lieues . Ce serai t d éjà un parcours très convenable ; mais l’Abbé Rougerie, nouveau curé de la paroisse, aujourd’hui évêque de Pamicrs, m écrivait le 21 novembre 1873 qu’il avait mesuré lui-même la distance