ÉVÊQUE DU MANS XIII” SIÈCLE
Invoqué contre la Fièvre.
Geoffroy , quarante-quatrième évêque du Mans, était le deuxième de ce nom ; il succéda à Geoffroy Ier en 1234. En 1239, il assista à Rome le souverain pontife dans la séance solennelle où celui-ci excommunia l’empereur Frédéric II, le 28 mars. Innocent IY l’ayant appelé au concile de Lyon, il prit part à toutes les sessions et notamment à la troisième dans laquelle le concile tout entier déposa ce même empereur. Dans le but i’exciter la piété des fidèles et de les porter en même temps à contribuer à la construction, puis à la décoration de l’église cathédrale, Geoffroy forma une^ association de prières et de bonnes œuvres, qui a subsisté jusqu’en 1791, sous le nom de confrérie de saint Julien. Parti pour Rome au mois de juillet 1255, il se rendit à Anagni où il mourut le 3 août,
après avoir reçu le meilleur accueil de la part d’Alexandre IV et des cardinaux. Son corps resta assez longtemps dans l’église des Frères mineurs d’Anagni où on lui fit des obsèques magnifiques. Plus tard ses reliques furent apportées en France et déposées dans l’église de la Chartreuse du parc de Saint-Denis, ainsi qu’il l’avait ordonné.
Corvaisier dans son histoire des évêques du Mans, mentionne que de son temps, vers l’an 1648, un grand nombre de guérisons miraculeuses avaient lieu à son tombeau... a lnvocatur, dit-il, autem præcipue a Febricitantibus. » Il est invoqué principalement par les personnes tourmentées de la fièvre. Lorsqu'elles ne pouvaient se rendre à la Chartreuse, elles y envoyaient un vêtement intérieur que les religieux faisaient toucher, soit à son tombeau, soit à un calice dont le Bienheureux s’était servi et qu’il leur avait donné ; presque toujours leurs vœux étaient accomplis lorsqu’elles se servaient de ce vêtement. Les exemples de ces prodiges ont été innombrables ; ce qui prouve que la source n’en est pas tarie, même de notre temps, c’est que dernièrement Monseigneur J. -B. Bouvier, par ses informations, a constaté des faits récents prodigieux !
(Bollandisles. — Petits Bollandistes).