‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 206 sur 724 · SAINT OUEN (*) ARCHEVÊQUE DE ROUEN (AUDOENUS · texte numérisé non relu

SAINT OUEN (*) ARCHEVÊQUE DE ROUEN (AUDOENUS

Invoqué contre la Surdité. — Patron des Traiteurs, Cuisiniers,

Rôtisseurs.

Ouën, issu de parents illustres par leur piété, naquit en 609, aux environs de Soissons. Son père le plaça de bonne heure, a la coul du ioi Clotaire. Comme il était très apprécié par ses qualités aimables et sa grande intelligence des affaires, quand Dagobert Ier monta sur le trône, il prit Ouën pour son chancelier et lui confia la direction de son royaume. C’est là que Ouën rencontra Eloxj avec lequel il se lia étroitement. Tous deux menaient la vie la plus austère et, sous l’habit séculier, évangélisaient la cour. Un hérétique venu d’Orient, s’étant arrêté à Autun pour propager ses doctrines impies, saint Ouen et saint Elov sollicitèrent la réunion du sixième concile d’Orléans, dans lequel il fut condamné. Après la mort de saint Romain, archevêque de Rouen, le roi les grands et le peuple désignèrent tous d’une voix, saint Ou<m pour le remplacer. Ce fut à grand peine qu’on obtint son consentement. Saint Eloy, son ami, fut en même temps élu évêque de Noyon et ils furent sacrés tous deux à Reims, le dimanche avant les Rogations

de 640. ,

Revêtu de cette haute dignité, saint Ouën se montra encore plus pauvre et plus humble qu’il n’avait été avant son sacre. Il redoubla ses austérités et son affection pour les pauvres. Dieu lui accorda souvent le don des miracles que mentionnent les Bollandistes. Dans sa vieillesse, saint Ouën, traîné en chariot, vil ses mulets s’arrêter devant 1 apparition d’une brillante croix et Dieu lui fit connaître qu il voulait être honore

Oügn

D’après les petits Bollandistes : Ouin, Ouen, Oyen, Dado,

Odocnus. D’après

VINGT-QUATRE AOUT, SAINT BARTHELEMY

on ce lieu il marqua celte place et saint Leufroy y bâtit plus tard une Sise en Thonncur (1e la sainte Croix et de saint Ooên. 11 assista au troisième concile de Chàlons, tenu par ordre de Cio™ II ou^

brilla nar sa sainteté et par sa science. Enfin il îendit son urne a uieu, à l’âge1 de soixante-quatorze ans, dans la quarante-troisieme annee de

b°DansSlaPtabîe de ^sixième édition des petits Bollandistes, il est design? comme invoqué contre la surdité. La Croix-Saint-Ouem village du departement de l’Oise, d’après le dictionnaire des Pelennages (Migne), es'1 le but d’un pèlerinage très remarquable destine a combattre cette infirmité. On fait descendre, dans un caveau, les personnes affligées de surdité , on leur fait passer la tête dans une niche de Pier^ ^ dans cette position qu’on leur fait implorer l’assistance du Saint. Les Bollandistes, néanmoins, ne signalent aucune guérison de s cette affection, opérée par son intercession. Il est probable que cette invocation tire son origine du nom meme de Ouën, comme denve dun vieux verbe aujourd’hui très peu usité, le verbe Ouïr , qui veut dire entendre. Au 7 juin, nous avons déjà rencontré sainte Ouïne invoquée, pour le meme

motif, contre la même affection.

Quant au patronage des cuisiniers , traiteurs et rôtisseurs de Rouen, U a été adopté par ces corps de métiers à cause des éminents souvenirs de vertu et de sainteté laissés par le Saint, dans toute la contrée, souvenirs qui sont encore attestés par le magnifique sanctuaire élevé sous son vocable au centre de la ville.

[Grande vie des Saints , de Collin de Plancy.)

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