‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 27 sur 724 · DIX JUILLET, SAINT 7.É OU ETTON · texte numérisé non relu

DIX JUILLET, SAINT 7.É OU ETTON

Les habitants de Gannat élevèrent une chapelle à leur bienfaisante patronne à l’endroit où elle s’était arrêtée à son arrivée dans le pays. Elle fut nommée Le pas de sainte Procule et existe encore. Ils en construisirent une autre au lieu de son martyre, qui a été détruite et remplacée par une croix que l’on visite en procession le jour de sa fête.

Dans le XVe siècle, d'après un manuscrit qui est entre les mains du curé actuel de Gannat, le pape avait attribué des indulgences à la visite de cette chapelle à laquelle on devait faire un don.

La tourmente révolutionnaire détruisit toutes les reliques de sainte Procule possédées par la ville de Gannat qui, à son tour, obtint de la ville de Rodez un fragment de celles octroyées si généreusement. Ce fragment est encore conservé dans la chapelle de la Sainte et chaque année, le neuf juillet, il est porté solennellement par des jeunes filles vêtues de robes blanches et ceintes de cordelières couleur de pourpre, symboles à la fois de la pureté et du martyre de la Sainte. C’est dans ce sanctuaire qu’on l'invoque encore pour obtenir diverses grâces et spécialement pour combattre la Stérilité conjugale (1).

(Jacques Branche. — Les Petits Bollandistes. — L'Abbé Cornil du diocèse de Moulins.

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