‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 28 sur 724 · SAINT ETTON OU SAINT ZÉ (ETTO), ÉVÊQUE MISSIONNAIRE · texte numérisé non relu

SAINT ETTON OU SAINT ZÉ (ETTO), ÉVÊQUE MISSIONNAIRE

Invoqué contre l’Epizootie, pour prolonger la vie des Agonisants.

aint Zé, d’origine irlandaise, vint par l’inspiration de Dieu prêcher la foi dans le Hainaut. Après un pèlerinage au tombeau des saints Apôtres, pendant lequel il reçut l’onction épiscopale, il se rendit au pays des Francs et se fixa dans la Thicrache non loin d’Avesnes. Saint Zé était l’homme apostolique par excellence. Aussi Dieu récompensa une si éminente sainteté par des miracles. Dans ses courses à travers la campagne, il rencontra un berger qui avait toujours été muet et, en le touchant avec son bâton, il lui rendit la parole. Saint Zé mourut vers l’an six cent soixante-dix, dans sa soixante-cinquième année.

Les Bollandistes (tom. III, juillet 52) mentionnent que, par une grâce particulière (graliam particularem), il avait reçu le don de faire cesser

(1) La tradition de cette invocation est encore vivante dans le pays. Pendant que M. Legros de Langeron était sons-préfet de Gannat (de 1853 à 1880), il avait invité à sa table avec

d'autres personnes M. et Mme Georges de et M. et Mme de P ; Pendant le dîner la

conversation tomba sur sainte Procule et snr la grâce spéciale qu'elle avait souvent obtenue pour ses fervents. Ces deux dames étaient précisément mariées depuis plusieurs années et se désolaient de n’avoir eu encore aucun enfant. Prenant en sérieuse considération ce quelles avaient entendu sur le privilège attribué à la patronne de Gannat, elles se rendirent le lendemain à sa chapelle et l’invoquèrent du plus profond deleur cœur, et au bout d un an, jour pour jour, les deux maris se faisaient part réciproquement par des lettres qui se croisaient de 1 heureux accouchement de leurs femmes. Chacun de leur côté, ils ont communiqué le récit de la grâce octroyée par l’intercession de la Sainte au curé actuel de Gannat qui vient de m en entretenir le 13 août 188i ; un tel témoignage ne saurait être suspect.

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