VINGT-ET-UN SEPTEMBRE
SAINT CADOC ou CADO (2) SOLITAIRE, MARTYR
Invoqué oontre les Ecrouelles et la Surdité.
adoc, fils d’un des petits rois de la Cambrie méridionale, fut baptisé par un pieux solitaire irlandais. Après être resté douze ans auprès de lui, voulant embrasser la vie érémitique, il se forma à Lismore, école monastique déjà célèbre, où il passa trois années, puis il revint en Cambrie pour continuer ses études auprès d’un célèbre rhéteur breton. Persistant dans son premier projet, il alla s’enfoncer dans une forêt où il fonda la fameuse abbaye de Llancarvan. Bientôt devant l’invasion des Saxons idolâtres, il se crut obligé de quitter la Cambrie et de faire voile vers l’Armorique, où il fonda un nouveau monastère dans une petite île
(1) Le Peintre-Graveur, par Adam Bartsch. Vol. VII, p. 73, 21 volumes. Vienne, 1803 à
(2) Alias : Cazout, Kadoc, Kadoh, Cadout, Catrog-Doeth, Cadyot (Petits Bollandisles).
déserte de l’archipel du Morbihan. Cette île, qui se trouve dans la paroisse actuelle de Belz (arrondissement de Lorient), s’appelle toujours Vile de Saint-Cadoc , et sa chapelle est le but d’un pèlerinage.
Après un séjour de plusieurs années en Armorique, Cadoc retourna en Grande-Bretagne et se fixa à Weedon (comté de Northampton) où il devait remporter la palme du martyre. En effet, une bande furieuse de guerriers saxons à cheval entra dans le temple, et Tun d’eux le perça de sa lance pendant qu’il célébrait le saint Sacrifice. Il est honoré comme martyr à Vannes et à Belz, où on l’invoque contre la Surdité. Pour cela, on place la tête du malade dans une cavité d’un ancien autel dit le Tombeau de saint Cadoc. Le Père Cahier signale également l’invocation qui lui est adressée contre les Ecrouelles. Fr. Albert-le-Grand, dans sa Vie des Saints de la Bretagne-Armorique, cite plusieurs légendes sur saint Cadoc, mais aucune n’a trait aux invocations qui lui sont adressées et ne peut servir à les interpréter.
(Les Petits Bollandistes ).