‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 340 sur 724 · DEUX OCTOBRE, SAINT L1ÜGER · texte numérisé non relu

DEUX OCTOBRE, SAINT L1ÜGER

d’Ebroïn, il l’accusa, ainsi que son frère le comte Guérin, du meurtre de Childéric. Après avoir fait lapider le comte Guérin, Ebroïn, pour prolonger les souffrances de saint Léger, lui fit déchirer la plante des pieds et arracher la langue et les lèvres ; mais, comme par un miracle qui stupéfia les bourreaux, Dieu rendit à son serviteur le libre usage de la parole, Ebroïn ordonna de hâter la mort de saint Léger qui fut décapité, au milieu d’une forêt de l’Artois, encore désignée par son nom. Parmi les quatre bourreaux chargés de l’exécution, un seul osa le frapper, les trois autres se jetèrent à ses pieds en lui demandant sa bénédiction. Le tronc du martyr demeura quelque temps immobile ; il fallut que le meurtrier le renversât.

A la nouvelle de sa mort, les trois évêques d’Arras, d’Autun et de Poitiers, se disputèrent son corps. Le sort décida ce di fie rend en faveur du diocèse de Poitiers où saint Léger avait exercé d’abord le ministère; ses reliques lurent donc transportées avec de grands honneurs au monastère de Saint-Maixent, dont il avait été abbé. Les miracles les plus éclatants signalèrent cette translation. D’après Collin (page 72), en 1659, son chef glorieux était gardé à l’abbaye de Meymac, dans le haut Limousin, où la piété des seigneurs de Yentadour l’avait placé dans un très beau reliquaire et, chaque année, à ce même jour, des Frénétiques et des Démoniaques invoquant saint Léger, en obtenaient leur guérison. Le point de départ de cette invocation date probablement de la délivrance d’une femme possédée du démon, au moment où, sur le territoire de Tours, on 1 entraîna près du cercueil de saint Léger, pendant la translation de ses reliques (Il ; le souvenir de la vengeance de Dieu exercée contre 1 assassin du martyr (lequel devint immédiatement la proie des démons et se précipita dans le feu où il trouva la mort' peut avoir également servi de base à cette même invocation.

Le même auteur dit que l’anneau épiscopal de saint Léger était conservé, au XVIIe siècle, dans l’abbaye de Saint-Victor de Paris, et que l’eau où elle était plongée, soulageait d’une manière incroyable, parfois aussi guéiissait tout à fait ceux qui avaient quelques incommodités aux yeux. Comme il est dans la tradition d’invocruer précisément les Saints mni™

308 TROIS OCTOBRE. SAINT GliRARD.

un bourreau armé d’une tarière, perce la tête du Saint évêque qu'il maintient contre terre en appuyant le pied sur son corps.

DICTON SUR SAINT LÉGER Ne sème point au jour de saint Léger Si tu ne veux avoir du bled léger.

[Moine anonyme de Saint-Symphorien d’Autun. — UnsiN, abbé de Ligugé. — Collin. — Pequegnot, curé de Rully.)

trois octobre.

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