‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 341 sur 724 · SAINT GÉRARD, ABRÉ DE BROGNE · texte numérisé non relu

SAINT GÉRARD, ABRÉ DE BROGNE

xa siècle. — 887-959.

Invoqué contre la Fièvre, les Humeurs froides et la Jaunisse.

JIé en 887, au village de Slaves, dans les Pays-Bas autrichiens, Gérard, quand il eut l’âge de raison, entra au service de Bérenger, comte deNamur. Là, il menait la vie d’un moine sous un habit militaire, distribuant aux pauvres des aumônes proportionnées à ses grandes richesses. Bérenger, &!B|HI!BMI appréciant comme elles le méritaient, les grandes qualités de Gérard, lui confia une mission politique très importante auprès de Robert, comte de Paris. Arrivé dans la capitale de la France, il n’eut rien de plus pressé que de visiter l’abbaye de Saint-Denis, dans laquelle il vint se renfermer, après avoir négocié heureusement l’affaire qui

lui avait été confiée. , , . .

Gérard, dans ce monastère, perfectionna son éducation et augmenta

sensiblement la somme de ses connaissances, à tel point qu au bout de cinq années, on l’obligea de recevoir les saints ordres.

En 931 ses supérieurs l’envoyèrent fonder une abbaye dans son domaine de Brogne, situé à trois lieues de Namur. Il en fut le premier abbé. Une petite6 cellule, qu’il avait bâtie près de l’église, lui servait de demeure II était forcé à son grand regret de l’abandonner de temps en temps pour aller visiter ou réformer les maisons religieuses de ces contrées dans lesquelles s’étaient introduits les abus les plus regrettables. Ravssius et Bucelin qui vivaient, l'un dans la première moitié l'autre

dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, constatent qu’a leur époque,

p islait à Brogne, à l’entrée du chœur, où le saint homme avait été enteJré un .rails élevé au-dessus de terre par uue margelle en bronze. I Vau de ce puits, conformément a la promesse faite a saint Gérai d, pal

; p,dnce des apôtres, servait sur les malades de merveilleux remede et

une suite ininterrompue de miracles multipliés attestaient surtout sa puissance souveraine contre la Fièvre, les Ecrouelles (1) et. ta /mW 1 S»s reliques aujourd’hui sont encore conservées dans 1 eglise de Bioune" Les Bollandistes citent plusieurs guérisons opérées par 1 intercession de saint Gérard. Nous n’en citerons qu’une seule qui a pu être le nnint de départ de l’invocation contre la Fièvre et la Jaunisse. En 1 ,

un’pharmacien de Thoun, du nom de Simon Auseau, âgé de trente-deux

(t) Appelée, Morbm «si» (Maladie royale) 4 cause d» privilège mMt «» *

France, de es guérir.Voir saint Marconi.

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