TROIS OCTOBRE, SAINT LEDDOMIR
ans, après avoir été tourmenté pendant trois mois entiers par la fièvre tierce, quarte et quotidienne, était devenu jaune à 1 instar de la cire. Les médecins les plus habiles de l’époque, dont on cite les noms, 1 avaient abandonné ; ce fut alors qu’il fit un vœu à Dieu et a saint Gérard ; des qu’il eut visité les saintes reliques de Brogne, il recouvra a I heure
même son ancienne santé.
(. Bollandistes . — Grande Vie des Saints).
SAINT LEUDOMIR ou LUMIER
ÉVÉQUE DE CHALONS-SUR-MARNE VIIe SIÈCLE. — 626.
Invoqué pour les Yeux.
Lumier , né à Châlons, fut élevé sous la direction de son frère Elaphe évêque de Châlons-sur-Marne qui, se défiant de l’extrême tendresse qu if avait pour lui, le confia à Gilles, archevêque de Reims et son métropolitain, afin qu’il l’instruisit à fond dans la loi de Dieu et la science de la religion. Après la mort de son frère, Lumier , bien^ qu’il fût encore très jeune, fut appelé à le remplacer sur le siège de Châlons-sur-Marne.
Il y fit briller toutes les vertus de son prédécesseur. Dieu le favorisa par le don des miracles. Un jour, ayant vu une pauvre femme aveugle qui cherchait son chemin et avait les pieds ensanglantés, il dit à son diacre de faire un signe de croix sur les yeux de cette malheureuse et après avoir fait une courte prière, à l’instant elle recouvra la vue. C’est probablement un des motifs de l’invocation qui lui est adressée pour les Yeux.
La reine Brunehaut, qui lui avait donné sa confiance, comme elle l’avait donnée à son frère Elaphe, osa un jour lui faire l’aveu de ses infâmes désirs qui furent repoussés avec la plus vive indignation. Irritée au suprême degré, elle bannit le pontife de son évêché où il ne rentra qu’après la mort de cette reine abominable, et ne tarda pas à rendre son âme au Seigneur.
Au XIIe siècle, son corps qui avait été déposé dans l’église de Saint- Jean-Baptiste, de Châlons-sur-Marne, à côté de celui de son frère Elaphe, fut inhumé par Roger II, évêque de Châlons, pour être transporté dans l’église abbatiale. Toutes les chairs du saint étaient réduites en poussière, mais un de ses yeux, dont le regard indigné avait repoussé la reine impudique, était resté intact et conservait toute la vivacité qu’il avait autrefois. On croit que le nom de Lumier lui fut donné à cette époque [Lumin a, yeux) par le peuple qui depuis l’invoqua pour la conservation de la vue. A Yallerest (Haute-Marne), une fontaine, sous le vocable de saint Lumier , est réputée pour la guérison des Maux d’Yeux.
(Petits Bollandistes).
QUATRE OCTOBRE, SAINT FRANÇOIS D’ASSISE