SAINTE FOY, VIERGE & MARTYRE A AGEN
Invoquée contre la Stérilité conjugale, pour les Femmes en couches. — Patronne des Peigners, Oornettiers et Tablettiers.
lle appartenait à une famille illustre de la cité d’Agen. Dès sa première enfance, elle aima Jésus-Christ comme son Dieu et comme son créateur. Si son corps était beau, son âme était encore plus belle, et revêtue de la robe sans tache de la virginité, elle brillait de tout l’éclat de la foi chrétienne. Aussi elle comparut la première devant le tribunal de Dacien, délégué par Dioclétien et Maximien, pour activer la persécution contre les chrétiens. Ayant déclaré, avec une grande fermeté, qu’elle était chrétienne et qu’elle ne cesserait jamais de servir Jésus- Christ, son Seigneur, de toute la ferveur de son âme et proclamant hautement que les dieux qu’on voulait lui faire adorer étaient de véritables démons, par l’ordre de Dacien elle fut attachée sur un gril d’airain sous lequel on alluma un grand feu.
Comme elle supportait cet affreux supplice avec une patience admirable et qu’elle n’était ni brûlée par le feu ni déchirée en son corps, un grand nombre de spectateurs crut en Jésus-Christ et obtint la glorieuse couronne du martyre. Parmi ceux dont les noms sont arrivés jusqu’à nous, on cite saint Caprais, les deux frères Prime et Félicien Ils eurent la tête tranchée en même temps que sainte Foy dont l’intrépidité avait désarmé les bourreaux et vaincu la cruauté infernale de Dacien.
Les Bollandistes remarquent qu’un grand nombre d’actes de la Sainte ont survécu, tant imprimés que manuscrits, et que les plus anciens, bien qu’ayant été interpolés, remontent au VIe siècle. Son culte s’étendit rapidement en Normandie, en Angleterre et en Espagne. Le corps de sainte Foy resta à Agen jusqu’au temps de Charles-le-Simple (893-929).