‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 549 sur 724 · VINGT-TROIS NOVEMBRE · texte numérisé non relu

VINGT-TROIS NOVEMBRE

SAINT PHALLIER (*) (PHALETRUS), CONFESSEUR ET ERMITE

ve et vic siècle. — 465-525.

Invoqué contre les Maladies de langueur des Enfants, les Maladies de Rate, pour la Fécondité des Femmes et pour donner de la Force aux Hommes et aux Enfants.

fl AIN T Phallier, né à Limoges, vers l’an 465, d’une famille fort distinguée, fut élevé de très bonne heure au diaconat par l’évêque Cuthbert. Voulant absolument vivre isolé du monde, il abandonna sa famille, ses amis et sa patrie et partit secrètement pour Rome.

^ — , Après avoir visité les tombeaux des martyrs, il ne put

résister au désir d’entreprendre le pèlerinage de la Terre-Sainte. Un

1) Ou Palier (ou Falerus, Phalerus ou Pliaretrius.

jour qu'il était agenouillé devant le Saint-Sépulcre, il entendit une voix qui se lamentait : « Phallier , serviteur de Dieu, aide-moi, car voici « 1 ennemi qui m’entraîne avec lui en enfer. » Le Saint redoublant sa pnèie, ordonna à satan d abandonner sa proie et obtint également que cette pauvre âme retournât dans son corps. C’était un jeune homme décédé dans le voisinage, qui depuis accompagna Phallier dans toutes ses pérégrinations. Le patriarche de Jérusalem ayant été informé de ce mil acle, voulait le retenir auprès de lui ; mais Phallier tint absolument a revenir a Rome, d’où il reprit le chemin de la France.

En rentrant dans sa patrie, il n’eut garde de se diriger vers la province où il était né ; continuant sa vie de pèlerin, il arriva à Agen où il guérit une pauvre femme qui était muette et aveugle depuis longtemps. Grâce egalement à son intercession, la grêle qui dévastait la campagne chaque annee cessa tout à coup. p °

Fuyant de nouveau la société des hommes qui arrivaient en foule pour lui demander des guérisons temporelles et des conseils spirituels sur la l°SdnWide la 7îe’ 1 se/etll'aen Auvergne et l’évêque de Clermont vou-

auÙl ci a Sf n nt1 Ci°nferer a prêtnse’' mais la célébrité extraordinaire i b i ’ le Poursuivant toujours, il se détermina à aller s’enseveln dans le monastère de Fleury-sur-Loire au diocèse d’Orléans où neanmoins il ne resta que neuf jours, et en sortit pour aller SK Bourges le tombeau de saint Ursin. 1 e

Un jour qu’il était agenouillé devant les reliques du saint archevêoue il entendit une voix qui lui enjoignait de se retirer h Chabris à l’extrémite du diocese de Bourges. Ce fut là, en un lieu horribk iZlîe et desert, qu il fixa son séjour et vécut jusqu’à sa mort dans la oontemnla-

Au fond de cette ZS et pioionae solitude il ne tarda pas a etre assailli par de nombreux maladpc;

XTnZemZt unZf m°iLS S0Uhfés- °” ““‘ô"aart !

aujourd'hui pour cette même affection 9 “ °“ 1 1UTOîue

cryptes de son église romane, ornées de la snintlUir L“ deux pellles Phallier étaient fréquentées par de nombreux pèlerins

et il Z ZétcTe! qtiqu’j vMeUdeSrand “Z™ de

par l’organe d’une femmePpossédée rénoncht nif/1 m>8’ le ^aIln esprit, si la paroisse de Chabris avait été ireservS^ d’ün S nu™' * Que que les paroisses voisines avmVnt aia i ■ U?. vl°lent orage pendant Phallier Pavaient empêché par leurs ihn ■ devaste“f> ies dogues de saint voulant désigner par cette exm’éss on t ZT d aT°Cker de - «•».

Le roi Louis XI avant faif un rw>i • V ®.s c^oc^es de son éghse. d’une fièvre lente qui le conduisaient .Ghabris et ayant été guéri

privilèges à la paroisse de Chabris et lui r^ie’i.confei'f de nombreux

lepiesentant saint Phallier avec une châsse magnifique pourlenfermS

scs reliques. Toutes ces richesses tombèrent entre les mains des Huguenots. On ne put sauver qu’une faible partie du crâne du Saint et quelques petits ossements de son corps.

On trouve dans les diocèses de Bourges et d’Orléans un assez grand nombre d’églises, de chapelles et d’autels dédiés à saint Phallicr. Il y a également dans l’Indre une petite paroisse qui porte son nom.

D’après MM. de la Tremblais et de la Villegille, cités par Ch. Barthélemy (1), « ce Saint est l’objet d’une profonde vénération dans toute la contrée. Il est invoqué par les Femmes pour devenir fécondes, par les hommes el par les enfants pour devenir forts. Tantôt on dépose, dans son tombeau, les personnes malades ou languissantes pour lesquelles on s’adresse au Saint, tantôt on les fait passer pardessous. Mais le moyen regardé comme le plus efficace pour obtenir la guérison de toutes les inürmités, consiste à boire en infusion la raclure du sarcophage, ou seulement même celle de la pierre employée à la construction de l’église. Plusieurs des contreforts extérieurs de l’édifice portent des traces de

cette coutume. »

Saint Phallicr est encore invoqué contre les Maladies de la rate, sans qu'il soit possible de préciser l’origine de ces invocations.

(Du Saussaye. — J. Collin. — Peyronnet. — Propre '

Bourges. — Labiche de Beignefort],

du diocèse de

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