NEUF DÉCEMBRE
SAINT BUDOC (l) ÉVÊQUE DE DOL
VIe OU VII8 SIÈCLE.
pour les Mariniers, contre les Tempêtes et les Parjures.
es actes de saint Budoc sont très rares et très obscurs : aussi ne pourrons-nous que constater la tradition des invocations qui lui sont adressées, sans pouvoir discuter leur origine. D’après de La Villemarqué (2), son grand-père, mort vers l’an 464, était Andren, chef des Bretons armoricains, sa mère, sainte Azénor. L’ancien bréviaire de Léon, dans l’office qui lui est consacré, fait naître le Saint d’un comte de Goëlle. Budoc , dès son enfance, fut confié à saint Magloire, évêque de Dol, qui appréciant les grandes qualités de Budoc, le fit nommer à sa place, lorsqu’il voulut se décharger du fardeau de l’Episcopat.
« Il est très honoré en Basse-Bretagne, dit La Villemarqué, particulièrement sur les côtes : on y célèbre, tous les ans, sa fête avec une <t grande solennité. Les Mariniers, dont il est le patron, chantent sa « poétique légende pour se préserver de la Tempête et en se rendant au « Pardon. Cette hymne a la forme rythmique de certaines pièces d’un « barde Gallois du VIe siècle. »
D’un autre côté (3), saint Ildut ou Hydulfus aurait gratifié l’église de Plourin de reliques de saint Budoc, qui sont exposées à la vénération des fidèles et qui, de même que la vraie croix de saint Laud d’Angers, punissaient de mort, dans l’année même, ceux qui se parjuraient, après un serment prêté sur elles.
(Les Petits Bollandistes.)
Invoqué
(t) Alias Budok, Buzok, Devoch, Benzek.
(2) Chants populaires de la Bretagne, 2“ vol. 3e partie, ch. m. Paris, 1844.
(3) Une excursion dans V arrondissement de Brest, par M. E. Fleury. Voir la revue des Sociétés savantes, juin 1802, p. 471.