‹ Les saints stylitesChapitre 10 sur 161 · P.G., t. LXXXVI, p · texte numérisé non relu

P.G., t. LXXXVI, p

8 II, 41, Ρ. G.,t. c., p. 205. | «ΤΠ, 42, Ρ. G.,t. ο., p. 205. Ce dernier trait a passé dans Surpas, t. II, p. 952, BERNHARDY, et dans GEORGES LE MOINE.

XX LES SAINTS STYLITES valde contemptor seculi nomine Simeon in Siria Ciliciae eminus ab Anthiocia constitutus in columna annis fere quadraginta. Quem aiunt sedole negotiatores euntes ac redeuntes de Génovefa interrogasse, quam εἰίαπι veneratione profusa salutasse et, ut eum in orationibus suis memorem haberet, poposcisse ferunt Ἰ. Au dire de certains critiques, le message de Syméon à Geneviève est peu conforme à la vraisemblance. Qu'il y ait eu des relations suivies entre la Syrie et la Gaule, au Ve et au VIe siècle, personne ne songe à le nier 2. Mais il a paru impossible d'admettre qu'un homme aussi illustre que Syméon Stylite se soit inquiété d’une vierge obscure, dont la réputation ne devait pas avoir franchi les murailles de Paris ὃ.

Les allées et venues des marchands (επί εἰ redeunies) expliquent fort bien ce qui pourrait paraître étrange dans l'affirmation du biographe. C’est Geneviève qui doit avoir d’abord entendu parler de Syméon et sollicité ses prières. Syméon à son tour s’est informé d’elle auprès des marchands qui lui transmettaient ses hommages, en faisant, sans doute, l'éloge de sa vertu. Le panégyriste de Geneviève n’enregistre naturellement que ce qui est honorable pour son héroïne, et s’il n’y avait aucune gloire spéciale pour elle d’avoir envoyé ses salutations à Syméon, il y en avait incontestablement à avoir été saluée par lui *.

Et puisque nous avons touché cette question, nous devons dire ce que vaut l'explication de ceux qui regardent l’épisode comme une pure invention. Π font remarquer que dans le martyrologe hiéronymien la date de Ste Geneviève est le 3 janvier, celle de Syméon le 5 du même mois. Le voisinage des anniversaires a fait imaginer entre les deux saints des rapports d'amitié et de respectueuse admiration. Pour que pareille

1 BHL. 3335, ο. 27.

2L. BRÉHEÆR, Les colonies d’Orientaux en Occident, dans Byzantinische Zeitschrift, t. ΧΙΙ (1903), p. 16-17. $

3 B. KruscH, dans Neues Archiv, t. XVIII, p. 22-23.

4 M. G. Kurru, dans Revue d’histoire ecclésiastique, 1913, p. 3, article repris dans Études Franques, t. II (Bruxelles, 1919), p. 1-96, a fort bien réfuté M. Krusch. Celui-ci, dans un nouveau travail (Neues Archiv, 1915, p. 131) maintient ses objections, mais s’en rap porte à l’autorite de M. Lietzmann. Or, ce dernier n'a pas étudié la Vila Geriovefae, et se borne à dire: « Krusch hat dazu das Νδtige bemerkt.» C’est se renvoyer la balle.

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