LA VIE ΡΕ 5. LUC LE STYLITE XCI
bien se comprendre. « Vous me payerez la dîme, dit le saint, soit trente poissons. » Ils en prendront donc 300. Ils en pren-
nent davantage, 330, c’est-à-dire, 300 pour eux et 30 qui re-
présentent la dîme de 300.
213; 4: κατ αὐτὴν τὴν ὥραν συνέλαβον <uv ὧν τοὺς ιε ἔχοντες» μετὰ χεῖρας παρεγένοντο. Ν: κατ αὐτὴν τὴν ὥραν <ov> συνέλαβον «ἰχθύας καὶ πέντε Éyov> Tec μετὰ χεῖρας παρεγένοντο. Il y a ici une lacune dans le texte, et on ne sait trop comment la combler. Le stylite renvoie les hommes à la pêche ; les conditions seront les mêmes ; la dîme prévue est de 15 poissons. Le succès répondit de nouveau à leurs efforts. Mais combien prirent-ils de poissons ? Combien en donnérentils ? Nous sommes réduits à le deviner. Car voici-ce que répond le saint lorsque les pêcheurs viennent payer leur dette : « Je vous avais dit de m'apporter un poisson sur dix, et vous m'en offrez un sur trente.» On comprend difficilement qu'après une pêche aussi fructueuse ces braves gens aient manqué à leurs promesses, et que sur les 150 poissons qu'ils ont dû prendre d’après l'évaluation de la dîme, ils n’en aient donné que 5, c’est-à-dire un sur trente. Il semble donc qu'il faille dire que la capture a dépassé la prévision, mais que les pêcheurs n’en ônt pas tenu compte en apportant leur tribut au stylite. Il leur avait demandé la dîme, exprimée par 15 unités ; ils s’en tiennent au chiffre 15 ; mais en calculant exactement les dix pour cent, ils auraient dû payer le triple. Ils ont donc ramené dans leurs filets 450 poissons, chiffre qui devrait être augmenté de celui de la dîme, si le calcul est établi comme dans le cas précédent. Le reproche qui leur est adressé, et qu ils méritent, est d’avoir répondu par une ο. à la générosité du thaumaturge.
ο ης ζοφερῷ συναντηθεὶς ἐοιννῦι. Ν : ζοφερῷ «καιρῷ» συναντηθεὶς ἐριννῦι. L'auteur à reconnu dans l’Erratum qe l’insertion de ρα est superflue.
215, 12: καὶ... κατεπῇδεν. Il Υ a certainement une lacune. : V propose : καὶ <naralhjlois— κατεπῇδεν.
215, 15 : ταῖς οἰκείαις κατασκευάσας χερσὶν ἐπιδίδωσι, τὀῦτο τῷ στήθει φορεῖν ἐντειλάμενος. V : … χερσίν, ἐπιδίδωσι τούτῷ, τῷ στήθει...ΑνεςΟ τοῦτο la phrase est très naturelle ; τούrw donne une construction tourmentée.
251, 28 : 6 ἄνθρωπος συγκεκίνητο. V écrit συνεκεκινητο,
dans la supposition (voir p. 74 de son édition) insuffisamment établie, que l’auteur emploie régulièrement le plusque-parfait.
217, 6: Βασίλειός τι. V : Βασίλειός tot τις. Le manuscrit porte B. τούτις. |
217, 92: περιπεπτώκει. V écarte cette fois, comme n'étant pas dans le style de l’auteur, le plus-que-parfait, et écrit: περιπέπτωκε.
218, 21 : ἦν ἰδεῖν τὴν κεφαλὴν αὐτοῦ τοῖς µιαιφόνοις ἐκείvois κατατεθλασμένην ἄγμασι ἐξογκωθεῖσαν. Ν: τὴν κεφαλὴν αὐτοῦ --- τοῖς µιαιφόνοις ἐκείνοις κατατέθλασται ἄγμασι — ἐξογκωθεῖσαν. Le manuscrit ne fournit que -les éléments xaté τε θλα. La forme adoptée par V oblige de recourir à une parenthèse qui n’est certes pas dans le style de l’auteur.
219, 22 : δι’ ἧς RE V : δι ἧς δυνηθείη, avec rappel de 202, 25.
220, 22 : τῇ τῶν ἐναντίων ἀγέμων ... κύμασι περιτυχών. V : τοῖς τῶν ἐναντίων ἀνέμων κύµασι. Nous croyons qu'il y a une lacune dans cette phrase. Elle pourrait disparaître moyennant l'insertion de «βίᾳ xai> par exemple ; dvéuwr κύµασι est difficile à soutenir.
222,21: ος V : ἐβεβούλευντο, toujours pour la raison que l’auteur n’a pu employer que le plus-que-parfait.
223, 4: καταδέδεκτο. V : κατεδέδεκτο, pour la même raison.
223, 30 : ἀνθυπέστρεψεν. V : ἀνθυπέστρεφεν, préférable et garanti par le manuscrit. 4
227, 26 : σχοινοστρόφον τὸ τῆς ἐργασίας ἔχουσα ἐπιτήδευμια. Le manuscrit porte σχοισοστρόφος. V : σχοινοστρόφου. La correction est admissible, mais j’ai peine à accepter la traduction : «le métier dé tireuse d’eau », avec cette note : «mot à mot : Celle qui roule la corde du puits, pour faire remonter les seaux pleins d'eau.» Le métier dont il s si doit être celui de cordier.
228, 19 : δεδύνητο. V : ἐδηδύνητο, toujours en vertu de la règle qui obligerait notre auteur à se servir du plus-queparfait.