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LES STYLITES Α TRAVERS LES AGES CXXI

ae notablement, sans pour cela contester son titre de sty- UE

On a essayé de rattacher à l’époque des origines le stylite Nicandre auquel sont adressées deux lettres du recueil attribué à ο. Nil. Ni cette attribution ni cette chronologie ne nous paraissent établies, et ce n’est pas ici le lieu de traiter un sujet qui exigerait de longs développements. Mais il est bon

de rappeler que Syméon n’eut point d’imitateurs de son vivant.

Un disciple de S. Acha, nommé Michel, fonda un monastère près de Ninive, sa patrie, et se retira sur une colonne où il passa le reste de ses jours. S’il faut en croire le biographe de son maître, ce dernier mourut vers 556 à l’âge de 105 ans. Le stylite Michel appartient donc vraisemblablement au VIe siècle ?. Cyrille de Scythopolis (+ 557) parle de la colonne de saint

Cosmas, près du torrent de Siloé, sur le chemin de la Grande Laure ; nous la mentionnons sans savoir exactement si elle était habitée ou non en ce moment ὃ.

La Syrie compta, en ce siècle, d’autres stylites moins obscurs. Maron, le maître de Jean d’Éphèse, qui fut plus tard son biographe, après onze ans de réclusion dans le creux d’un arbre, passa sur une colonne les vingt-neuf années de sa vie *. Le même historien nous a retracé également la carrière de Zooras, qui se rendit fameux par ses guérisons. Comme il n’était pas facile de hisser les malades jusqu’à lui, on se contentait de lui présenter de l’eau à laquelle sa bénédiction attachait la vertu de guérir ÿ.

On pourra, si l’on veut, compter au nombre des stylites S. Pantaléon, ou Zonenos, qui, depuis quarante cinq ans, était debout dans une petite tour, sans porte ni fenêtres, à

ας, Nili epistularum, 1. II, 114, AT BG, Ἱ. LXXIX. D. 249. Cf: K. Hæussi, Untersuchungen zu Nilus dem Asketen (Leipzig, 1917), D2199;

2 AsseMmAnI, Bibliothecae apostolicae Vaticanae codd. mss. catalogus, t. 11, p. 249.

3 Vita S. Sabae, BHG. 1608, n. 67, COTELIER, P. 334.

ανν 1. Van Douwen-J. Ρ. N. Lanp, Joannis episcopi Ephesi commentarii de beatis Orientatibus (Amstelodami, 1889), p. 30.

5 Jbid., p. 9. :

Sabi, ville d’Éthiopie, or le roi Élesbaan alla le visiter et lui demander de le bénir 1.

Parmi les anecdotes pieuses recueillies par Jean Moschos dans le Pré spirituel, il en est un certain nombre qui concernent des stylites. Aux environs de la ville d’Égée en Cilicie, les colonnes s’élevaient particulièrement nombreuses. C’est du haut de son piédestal que l’abbé Julien envoie au prêtre de Mardardos, non loin d’Égée ? des charbons ardents dans un voile, et celui-ci lui revient rempli d’eau %. L’histoire des deux stylites dont l’un est ramené à la foi catholique par un miracle de la sainte Eucharistie se passe également dans ces parages # C’est là aussi que Syméon Stylite, troisième du nom, comme un vivant paratonnerre, fut frappé de la foudre 5. Si l’onen croit certains compilateurs, ce Syméon serait celui que les synaxaires grecs inscrivent au nombre des saints le 26 juillet $. Cette identification est insoutenable. La formule des synaxaires : τοῦ ὁσίου πατρὸς ἡμῶν Συμεὼν τοῦ ἀρχιμανδρίτου τοῦ ἐν τῇ µάνδρᾳ ?, désigne clairement Syméon l’ancien et se place à la date traditionnelle de sa mort 8.

Moschos raconte encore l’histoire de deux autre stylites. Le premier, des environs de Hiérapolis, était entaché de l’hérésie jacobite, et fut converti par le patriarche d’Antioche Éphrem ?. Comme celui-ci mourut en 545, cet ascète appartient certainement au VIe siècle. Nous ignorons s’il en est de même du second, qui s’était fixé non loin de Petra 1°.

* Passio S. Arethae, BHG.166, c.31, Acta SS., Oct. t. X, p. 748 ; cf. p. τοι,

? Mardardos était à dix milles ἆ Ἠρέε, et l’abbé Julien avait établi sa colonne à vingt milles de là, on ne dit pas dans quelle direction. Pratum spirituale, ο. 27, P.G., t. LXXXVII, p. 2873.

5 Ibid. Il est encore question du stylite Julien aux chapitres η 57, 58.

4 Ὡς ἀπὸ τριάκοντα μιλίων Αἰγῶν τῆς πόλεως Κιλικίας. αμ, spirituale, C2) IC, Ρ. 2876.

5’An0 τεσσάρων onuelwy τῆς πόλεως Ἀἰγαίων. Pratum spirituale, ο. 57, t. c., p. 2912.

8 Acta SS., Τα]! t, VI, p. 310.

7 Synararium Eccl. CP. p. 846.

8 Plus haut, p. ΧΙΙ.

* Pratum spirituale, ο. 36, t. c., Ρ. 2884.

19 Pratum spirituale, ο. 129, t. c., p. 2993.

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