LES STYLITES ΕΤ L'INSTITUTION MONASTIQUE CLXXXIII
tombeau et y passa trois ans, toujours en prières, sans s’asseoir jamais, sans se coucher, sans faire un past.
Rappelons qu’il y avait à l’époque de Syméon, dans un faubourg de Constantinople,un moine nommé Jean, qui se tenait sur ses pieds dans une sorte de cage : πλησίον τοῦ ‘ EBôduov ἑστῶτι ἔν κλουβῷ ?. 5. Auxence, son disciple, se retira près de la montagne d’Oxia, à dix milles de Chalcédoine, et se tint debout sur une pierre : ἔστη ἐπὶ πέτρᾳ ἐπαίρων ὁσίας χεῖϱας δοξάζων τὸν Θεόν 3. Voici encore Ste Domnica, dont une des pénitences consistait dans une station prolongée : καὶ στάσει μὲν ὁλονύκτῳ τὸ ἀκάματον τῆς ἀσωμάτου φύσεως παραξηλοῦσα, παννύχῳ δὲ δοξολογίᾳ καὶ ψαλμῳδίᾳ τὸ χερουβικὸν ἀνάπαυστον µελῴδημα παρεμφαίνουσα À. '
Parmi les solitaires syriens, la στάσις était une méthode particulièrement « cotée ». Abramès la pratiquait : Τοσαύτη γὰρ αὐτόν φασιν oi συγγεγονότες ἀγρυπνίᾳ καὶ στάσει καὶ νηστείᾳ καταδαµάσαι τὸ σῶμα, ὡς ἀκίνητον ἐπὶ πλεῖστον διαμεῖναι χρύvor 5. De même Moyse, Antiochus, Antonin: ἐστὶν αὐτοῖς ἐσθὴς ἡ αὐτὴ καὶ τοοφὴ καὶ στάσις καὶ προσευχή ὃ. Zebinas, malgré son grand âge, est toujours debout et s'appuie sur un bâton lorsque ses forces le trahissent : ἐπειδὴ δὲ τὴν διηνεκῆ στάσιν τὸ γῆρας ἁλύπως φέρειν οὐκ εἴα, ἔρξισμα τούτῳ τὴν βακτήρίαν ποοσέφερε ?, et Théodoret vante la παννύχιος στάσις de Polychronius δ. Damianus, la vivante image de Polychronius 9, s'exerce comme lui à la στάσις. Se résumant en un tableau d'ensemble, Théodoret distingue deux catégories de solitaires qui pratiquent la station. Les uns sont iouionrs debout ; d’autres s “asseyent une partie de la journée : οἱ μὲν γὰρ ἑστῶσι διηνεκῶς, oi δὲ εἰς αθέδραν καὶ στάσιν τὴν root μερίζουσι 1,
1 Ibid., 49, Ip., p. 143.
- Vita S. Ausentii ο. 2, P.G.,t. CXIV, p. 1380. Plus haut, p. Cxx.
8 Jbid., c. 9, P.G., t.c, Ρ. 1385.
4 Vita S. Domnicae, ο. 4, THEOPHILOS Ιοαννοῦ, Μνημεῖα ἁγιολογικά, p. 270.
5 TaéonoreT, Hist. relig., ο. ΧΝΠ, Ρ. 1221.
ο Ibid., ο. ΧΧΙΙ, p. 1257.
7 Ibid., ο. Χχιν, p. 1258.
8 Ibid., p. 1259.
9 Jbid., p. 1260.
10 Ibid., ο. xxXvVII, p. 1284.
La στάσις continua à se pratiquer de cette façon après que Syméon et ses imitateurs lui eurent donné une modalité nouvelle. Ainsi nous voyons au Χο siècle, sainte Euphrosyne la Jeune, à Constantinople, se sanctifier par la στάσις πάννυχος 1. Au siècle suivant, en Asie Mineure, au mont Galisios, deux moines du nom de Jean se font remarquer par ce genre d’austérité. Du premier nous savons seulement que la πολλὴ στάσις lui amena des ulcères aux pieds ?. L’autre, Jean de Sardes, pour n’interrompre point sa station lorsqu'il était vaincu par le sommeil, se passait sous les bras une corde attachée par les deux bouts à la paroi ὃ,
Lorsque le στάσις était perpétuelle, le pénitent était confiné, cela s’entend, dans un espace restreint. La plupart de ceux que nous avons cités sont dans ce cas. Il en est dont la mortification consiste principalement à s’enfermer dans d’étroites cellules. Un ermite plus que nonagénaire, nommé Jacques, ne Communiquait avec l'extérieur que par une étroite ouverture : διά τινος βραχέος ὀρύγματος ἑλικοειδῶς ὀρωρυγμένου 4. D’autres se font entourer d’un mur qui les protège contre les indiscrétions de la foule : ἐν θριγκίοις τισὶ παθειργμένοι τῶν πολλῶν τὰς συνουσίας ἐκκλίνουσιν 5. Thalelée est obligé de se ramasser sur lui-même, le visage sur les genoux : ovyxeκυφὼς ἀεὶ κάθηται τοῖς γόνασι προσηλωμένον τὸ πρόσωπον ἔχων 8. Γον
Un bon nombre de solitaires se privent de tout abri, et pratiquent, comme Gaddanas, qui vivait dans les environs du Jourdain, ]ἄστεγος βίος . Ainsi également Maron : τὸν ὑπαίθριον ἀσπασάμενος βίον 8. Eusèbe : ὑπαίθριος... διετέλεσε βίον ὃ. Un disciple de Maron, Jacques, renchérit sur les austérités de son maître. Ἡ ne veut d'autre toit que le ciel: ὄροφον ἔχει τὸν οὐρανόν 1,et s'expose à toutes les vicissitudes des saisons,
1 Vita S. Euphrosynae lunioris, ο. 9. Act. SS., Nov. t. III, p. 864. * Vita 5. Lazari, ο. 164, Act. SS., t.c., p. 558. | 5 ΤρΙά., ο. 165, p. 558. |
Σ THÉODORET, Hist. relig., ο. XXV, p. 1264.
SIbid., ο, xxvir, p. 1284; 9, αντι, p. 1227.
SIbid., ο. xxxrir, p. 1287.
7 Historia Lausiaca, ο. 50, BUTLER, p. 144.
* THÉODORET, Hist. relig., ο. xvi, p. 1222.
Ibid., ο. xvinr, p. 1225.
19 Ibid., ο. xxt, p. 1235.