L'AGE DE LUMIÈRE
Les temps viennent peut-être où tout sera lumière, Où de nouveaux soleils pour ce globe luiront, Où les ténèbres même enfin s'allumeront. Comme les yeux sanglants d'une Victoire altière.
Et minuits et rosée, et fraîcheur printanière. Seront morts. Les lilas sur ton cœur sécheront. Jeune fille. Eternel et l'incendie au front, L'été criblera d'or esprit, corps et poussière.
Mais les hommes, saisis par l'immense auréole, Regretteront la pâle étoile, bleue et molle. L'ombre exilée et sa tristesse qui console.
Hélas ! tes rêves noirs et doux, sommeil enfui ! Ils les demanderont en vain au vent qui vole, Et, fatigués du jour, imploreront la nuit.