OCTOBRE
Tu m'as fait mal, Automne, et cependant je t'aime, Et c'est peut-être à cause de cela.
Comme tes arbres, comme toi.
J'ai dans mon âme, où sont tes calmes soirs, un diadème
De feuilles mortes qui se dorent D'un beau reflet fané, souvenir des printemps d'aurore. Et je suis plein d'oiseaux, dont les chants mêlés tourbillonner Tourbillonnent avec tes feuilles, et rayonnent Sous le soleil moins rouge, où tes blondeurs pâles reposent.
Oh ! ce n'est qu'au soleil d'automne Que les oiseaux, avant de mourir, sont si roses.
AUTOMNE iOI