‹ Les saisons ferventesChapitre 48 sur 88 · LES FEUILLES TOMBENT · texte numérisé non relu

LES FEUILLES TOMBENT

Tout est calme. Le bois désert Sourit sans la croire à l'aurore.

Et ses feuillages, c'est, clans l'air, De la mort qui respire encore.

De la mort qui tremblote et luit.

Et qui tombe avec somnolence, — Qui tombe, et ce n'est pas un bruit:

Ce n'est qu'un soupir du silence.

Dans le vent, sur le sol et vers les sources, çà et là,

Les feuilles mortes et leur soupir çà et là.

Leur soupir, le si doux et si sourd soupir du silence.

Page 1