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SYMPHONIE

Ah! qu'importe !,.. Tu sers malgré tout le Lyrisme.

Et le soir, sur les boulevax'ds, Quand filent les autos, en pléiade, à travers les prismes Que la foule des feux sème et confond de toutes parts. Ces trombes, cet accord fait d'ordre et de démence, Ces lueurs dans ces cris, ces vertiges en tourbillons, Battent jusqu'en mon cœur, ainsi que des ailes qui pensent. Ce n'est qu'une sensation?

180 l.ES SAISONS FERVENTES

Mais elle agile en moi des âmes, qui se mêlent

A ces éclairs dardés vers de nouveaux destins.

Et monsieur Jourdain vole (oh ! sans le savoir) sur mes ailes,

Bi'ille et se perd, et s'efface dans le divin.

Et puis, s'il faut qu'un jour la guerre hurle et broie encor.

Ce jour-là, quand seront suprêmes les instants.

Quand il faudra courir plus vite que le sort,

Plus vite que la faulx foudroyante du Temps,

Vers la frontière, et vers la flamme, et vers la mort,

Alors, Laide et fétide auto qui, sur le boulevard, A^as trompetant Tennui du parasite et du fêtard, Auto du trafiquant, de la catin et du pillard,

Alors, Peut-être avant qu'il soit trop tard, Tu seras dans un jet la flèche de la gloii^e, ■ Et toi qui n'es encor que trépidation, Peut-être seras-tu la palpitation De la victoire.

A THAVERS LES SAISONS FERVENTES 18l

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