‹ Les saisons ferventesChapitre 79 sur 88 · DEVANT LE BOIS DE BOL'LOGNE · texte numérisé non relu

DEVANT LE BOIS DE BOL'LOGNE

L'ombre, si noire qu'on la dirait éternelle...

Les trains, dardant leurs lumineux fanaux...

Le boulevard, devant leur fuite parallèle.

Et de l'autre côté, le grand bois qui couve des ailes.

Je suis là, doux rôdeur que la foudre et l'ombre ensorcellent.

Soudain, un tourbillon de fulgurants fanaux.

Puis, c'est Tobscur silence, en qui nulle étoile n'appelle.

Mais par une croisée entr'ouverte là-haut,

Une main que l'on sent légère, fine et belle.

Conspirant en sourdine avec l'âme d'un piano,

Disperse dans la nuit de rêveuses gouttes de ciel,

Des gouttes qui s'en vont dans le grand bois baigner les ailes.

Oh ! je t'aime, invisible et rayonnante main, Qui gardes dans tes doigts un peu du ciel éteint. Pour le semer dans l'ombre, en gouttes d'or, qui mêlent Au fracas mâle et noir, et foudroyant des trains, La scintillation du frêle charme féminin.

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