LA AOIE EST UN REVE
Si j'aime tant longer et regarder la voie, Quand, la nuit, tout est mort dans l'air. Ce n'est pas seulement parce que s'y déploient
Les destins humains du tonnerre, Non, mais parce qu'elle est, dans les ténèbres qui la noien Un rêve étrange, ainsi que l'on en vit parfois. Dans l'ombre, s'allumer sous de fulgurantes paupières;
A TBAVERS LES SAISONS FEBVENTES 201
Elle csl un rêve niaj,nicliquc, Chargé d'élans profonds, de soudaines lumièi'cs
Et de (ils électriques, Qui murmurent tout bas des secrets avec le tonnerre.
Tout bas, comme un rêve à son rêve.
Elle est un rêve Qui s'épanche des rails luisants.
Des sémaphores, du talus vert dont la sève S'épanouit en fleurs, au souffle chaud des trains grondants.
Elle est un rêve.
Mais qui porte la foudre éclatante de l'action.
Et moi, ne suis-je pas un torrent de vibrations
Au fond d'un rêve.
Au fond d'un rêve où crie un brûlant besoin d'action ?