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LA FLAMME FIXE

Un coup tombe dans l'ombre... Une heure du matin. Dans la campagne immense, à travers l'immense sommeil,

Seule une flamme veille.

Et ce feu rouge et que l'averse frappe en vain,

C'est le roi du Destin.

Seul allumé dans l'atmosphère, Comme un peu de foudre, tombée De l'âme du mystère, 11 est la vie encor, de pluie et de songe ti-empée.

Dont, sur les champs noirs. Dieu s'éclaire.

Rien ne tressaille-t-il ? Là-bas, n'est-ce point la menace D'un monstre formidable, et dont l'haleine est dans l'esp

Si ! Des grands horizons, ténébreux comme des chimè A'ient un halètement qui les remplit. La terre Sent l'express accourir du sourd tremblement des lointa La catastrophe accourt, accourt, surgit soudain.

Mais la rêveuse, immobile lumière, L'attend, l'arrête, enchaîne à son passage le Destin.

Quelle que soit l'ardente et douce inquiétude Qui fait un flambeau de ton cœur.

Homme qui, dans la nuit et dans la sohtude. Répands ton intime lueur,

Ah ! sois la llamme qui se dresse, et brûle et veille, En écoulant venir, des ténèbres et des lointains, A l'heure morte où les pâles brutes sommeillent, Le grondant monstre du Destin !

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