EN MARCHE
J'irai, quel que soit le destin.
J'irai vers l'avenir, comme vers un baptême Qui doit transfigurer mon être à son déclin. Portant la dure croix du travail sur mon sein, J'irai sans bruit au-devant de moi-même,
Au-devant de celui que doit nimber avant qu'il tombe
L'aurore des suprêmes soirs.
Mais je ne trouverai sans doute qu'une tombe, Où l'on peut, las, avant de s'y coucher, s'asseoir.
Non, j'y serai debout, ayant toujours fait mon devoir.