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CHAPITRE X

De U productlTÎté comparée du travail. — Cherté nominale et cherté réelle de la main-d'œuvre.

Cherté nominale et cherté réelle de la niain-d'œ.uvre. — L'observation de M. Brassey ; son exagération. — La productivité du travail ; elle dépend des qualités physiques et morales de l'ouvrier, ainsi que de causes extrinsèques. — Comparaison de la productivité entre les différents pays ; de la machinet^ dans les diverses contrées et à diverses époques.

Le salaire nominal est aussi bien un indice trompeur au point de vue de l'entrepreneur, appelé à le payer^ que vis-à-vis de l'ouvrier, aux consommations duquel il doit servir ; et de même que de gros salaires, si la vie est chère, n'empêcheront pas un ouvrier de traîner une vie misérable, de même aussi le bon marché du travail peut être une ruine pour un patron, s'il emploie des ouvriers paresseux, indolents ou peu habiles. — Nous distinguerons plus loin le salaire nominal et le salaire réel ; il y a lieu de faire une distinction analogue et non moins essentielle entre le bon marché nominal et le bon marché réel de la main-d'œuvre.

Il est donc indispensable de savoir ce que le travail vaut véritablement pour le patron, qui l'achète, et la proportion dans laquelle cet élément contribue au coût total d'une entreprise. Un grand constructeur de chemins de fer, M. Brassey, avait été appelé à diriger, dans le cours d'une longue carrière, un grand nombre d'en-

treprises, entièrement analogues, dans les contrées les plus diverses du globe, et, fort d'une expérience sans égale, il avait pu aflBrmer et ériger même en axiome que rien n'est plus cher que la main-d'œuvre à bon mai^ché. — Son fils a voulu publier les faits qu'avait recueillis Tobservation paternelle, et il en a reproduit la conclusion (1).

Nous pensons que, posé dans ces termes absolus, le prétendu axiome de M. Brassey constitue une erreur, et lui-même semble le contredire, lorsqu'il affirme que le coût total des constructions de chemins de fer est le même dans tous les pays, et lorsque, plus loin, il cite rexemple de l'établissement du brise-lames d'Aurigny, où des Français et des Anglais étaient occupés concurremment, les premiers moyennant 6 fr. 25, les seconds

7 fr. 50, et où les uns et les autres produisaient à peu prés le même travail. Nous reconnaissons sans doute qu'un ouvrier bien payé produit en général davantage qu'un ouvrier mal payé ; celui-ci sera moins habile ou plus paresseux. Mais de là à affirmer que ce dernier sera plus coûteux pour le patron que le premier, c'est ce que nous ne saurions admettre. — Un ouvrier qui recevra 4 francs fera moins d'ouvrage que celui qui touchera

8 francs ; mais nous doutons fort qu'il n'arrive pas à effectuer la moitié de ce que fera celui-ci. Quoi qu'il en soit, l'assertion de M. Brassey contient une très grande part de vérité ; nous lui reprochons seulement son exagération (2).

(4) M. Brassey citeàTappui de son argumentation le fait suivant : Sur Je grand railway du Canada^ les Franco -Canadien s recevaient 3 sh. 6 d. par jour, pendant que les Anglais recevaient de 3 sh. à 6 sh. par jour ; mais les Anglais faisaient une plus grande somme de travail, proportionnellement à Targent. — Work and Wages, p. 87.

(2) M. le comte de Paris a consacré à cette question un très intéressant chapitre, dans son livre sur la Situation des ouvriers en AngleteîTCf page 84.

La productivité du travail est le point essentiel à considérer, si Ton veut se rendre compte de la valeur de la main-d'œuvre vis-à-vis du patron. — Mais le mot a besoin d'être défini. — La productivité dépend des qualités physiques et morales du travailleur, mais elle tient plus encore à certaines circonstances extérieures, qui agissent sur le résultat des efforts humains. La force et la volonté de l'ouvrier ont à coup sûr une influence sur elle ; mais combien plus énergique est ici l'action des machines, de la division rationnelle des tâches, du perfectionnement de l'outillage, etc.

Si, laissant momentanément de côté ces causes extrinsèques, nous envisageons quels sont les éléments de la puissance productive du travail, nous en rencontrons deux, l'intensité et la continuité. — L'intensité varie suivant le sexe, l'âge, la race, le climat, l'hygiène de l'ouvrier ; elle varie aussi suivant la spécialisation et les habitudes de travail. Il y a sur ce point des différences énormes : la femme, vers trente ans, c'est-à-dire à l'âge de la plénitude des forces physiques, n'a que les 5/9 de la force musculaire de l'homme ; toutefois, il ne faut pas se dissimuler que si, pour des travaux exigeant un gros emploi de forces physiques, la femme est de beaucoup inférieure à l'homme, elle lui est égale pour tous ceux qui n'exigent que de l'habileté. La race, c'est-à-dire le tempérament, les habitudes, la constitution, les croyances, est un des éléments les plus importants : ainsi, le chiffre de 50 exprime la force musculaire d'un habitant de la terre de Van-Diémen ; 51, celle d'un naturel de la Nouvelle-Hollande ; 58 , celle d'un naturel de l'Ue de Timoré ; 69, celle d'un matelot français, et 71 celle d'un colon anglais établi en Australie. L'hygiène et le régime alimentaire ont une influence sur la force ; il parait que la force musculaire de l'Anglais est supérieure à celle du Français uniquement parce qu'il est mieux nourri ; de

même également Thygiéne des parents a une action sur la force des générations futures. Quant à ce que nous avons appelé la spécialisation, elle est le résultat de la pratique : tel ouvrier tailleur qui produit 10 après six années d'atelier ne produisait peut-être que 6 ou 7 au début. Certaines races soumises à un régime séculaire d'entraînement industriel ont acquis de merveilleuses aptitudes ; ainsi, la navette, qui bat 140 coups par minute en Angleterre, ne pourrait, à ce qu'on assure, en faire plus de 100 dans les ateliers de La Haye (1).

Mais ce n'est pas tant l'intensité momentanée qui est à considérer; c'est également la durée. Le Malais et l'Indien ont une puissance musculaire remarquable, mais ils ne sont pas capables d'efforts soutenus. Au contraire, rénergie persévérante des Européens augmente notablement l'effet productif du travail. Toutefois, la continuité absolue du travail musculaire épuiserait les hommes les plus forts : elle doit être coupée par des heures ou des jours de repos à intervalles réglés (2).

Mais la force physique de l'homme est un moteur d'une puissance assez Hmitée. Dans l'agriculture et dans l'industrie manufacturière, le labeur de Thomme serait des plus rudes, s'il n'avait pas recours aux engins méca«niques. Horace Mann a dit, non sans éloquence : «... Au « lieu de bras de fer, des épaules d'Atlas et des poumons « de Borée, il nous a donné un esprit, une âme, la ca- « pacité d'acquérir des connaissances et de nous appro- « prier ainsi toutes les forces de la nature pour notre « usage... Sans une intelligence cultivée, l'homme est la

(1) M. LavoUée, Les Classes ouvrières en Europe, t. 2, p. 253.

(2) M. Batbie, Cours d'économie polit. ^ t. !«', p. 69 et suiv. ; M. Cauwès, Cours d'éc.pol. t. le»-, p. 218 et s. — M. Fr. Walker, The wages question, p. 40 et s. — Cet auteur étudie très longuemeut la question de la productivité du travail, The nominal and real cost of laàor; c'est la rubrique d'un de ses chapitres.

« plus faible des forces dynamiques ; avec une intelli- K gence cultivée, il les domine toutes (1). » Et Peshine Smith, qui cite ce passage, signale, dans cet ordre d'idées, un fait bien significatif : d'après les tables dressées par le comité d'éducation du Massachusetts, au moyen des relevés des inspecteurs des manufactures, les plus faibles salaires étaient ceux des ouvriers qui n'avaient pu faire qu'une croix au bas de la quittance de leur salaire hebdomadaire, tandis que les ouvriers travaillant Tété dans les manufactures, et enseignant l'hiver dans les écoles, gagnaient les plus fortes journées.

Le niveau intellectuel augmente donc la puissance productive de l'homme, non seulement en ce qu'il lui donne le plus souvent l'habileté, mais en ce qu'il lui permet une meilleure organisation des tâches, et lui suscite le désir d'appeler l'aide des outils et des machines.

Ce sont, en effet, les machines, ainsi que l'organisation du travail, c'est-à-dire ce que nous avons appelé les circonstances extérieures, qui modifient une population ouvrière, et donnent à son travail un accroissement de fécondité.

Nous ne referons pas ici, après tant d'autres, la théorie de la division du travail ; nous ne condamnerons pas davantage le lecteur à subir une réédition de l'apologie des machines : ce sont aujourd'hui des lieux communs. Mais ce que nous ne pouvons omettre, c'est une comparaison de la productivité de chaque pays, due à ce que les Anglais appellent la machinery.

L'eflBcacité n'atteint pas le même niveau partout, cela va sans dire ; mais rien n'est plus malaisé que l'étude de l'eflScacité comparative du travail. Plusieurs circonstances la compliquent : pratiques divergentes et modes

(1) Peshine Smith, Manuel d*écon. polit. ^ p. 85.

différents de travail, proportion des hommes et des enfants employés, nature des machines, fini du produit brut, etc. ; dans certaines mines, pour prendre cet exemple, Ton emploie des machines forantes au moyen desquelles un homme est capable de produire trois, quatre et quelquefois six fois la quantité qu'il produirait, laissé à ses seules forces ; mais ces machines ne peuvent être employées que dans les mines où le minerai est d'une certaine force, et où il a une certaine inclinaison.

Dans les houillères françaises, par exemple, la production est, pour 1883, de 264 tonnes par ouvrier du fond, et de 189 par ouvrier sans distinction (1) ; elle est en Angleterre de 428 tonnes, et en Prusse, de 346 tonnes (2).

D'après un statisticien anglais, M. Jeans (3), dans les mines de fer, l'extraction annuelle par mineur serait, en 1882, dans le Royaume-Uni, de 470 tonnes; en Allemagne, de 213; aux Etats-Unis, de 228; en France, de 352 (4), et en Autriche, de 141.

Pour l'industrie du coton, si l'on en croit MM. Mulhall et Jeans (5), le nombre de broches par chaque ouvrier, each operative, serait le suivant :

Grande-Bretagne 83

Etats-Unis 66

Allemagne 46

France 24

Russie 20

Australie 20

Iode 20

(1) Statistique minérale du ministère des travaux publics, 1884.

(2) M. Desjardins, la Mine et les Mineurs, Revue des Deux-Mondes, 15 ayriH885, page 885.

(3) Journal de la Société de statistique d'Angleterre, n® de déceoibre 1884 : « On tlie comparative efûciency and earuings of labour at home «and abroad. »

(4) La statistique minérale donne, pour 1883, le chiffre de 375 tonnes par tète.

(5) Mulhall, Progress ofthe world, — Jeans, loc. cit.

Le travail anglais, qui est le mieux rémunéré, ne serait donc pas le plus cher, et M. Jeans, dans l'article cité, peut affirmer avec raison qu'il a été réservé au travailleur anglais de prouver que ni la réduction des heures de travail ni le fait de salaires plus élevés ne contribue à rendre le travail plus coûteux, puisqu'il est plus productif.

Pour la laine, le nombre de broches par chaque ouvrier serait de 24 pour le Royaume-Uni ; de 28, pour la France, et de 20, pour les Etats-Unis. Le nombre de métiers par ouvrier serait respectivement de 0, 5 ; 0, 7, et 0, 4. En France, sur 74,000 métiers, il y en aurait 61,000 à la main (oui of 74 y 000 looms y 61^000 were hand looms) (1).

L'efficacité du travail s'est-elle accrue ? C'est un second point à examiner.

Envisageons-nous la puissance du travail musculaire, nous pensons qu'il y a lieu de distinguer entre l'intensité, d'une part, qui nous parait s'être accrue sous l'influence d'une éducation plus complète, d'une meilleure alimentation, d'une habileté et d'une adresse plus grandes, et, d'autre part, la continuité, sur laquelle les avis sont très partagés.

Consulte t-on, en efîet, des patrons : ils répondent invariablement que l'ouvrier travaille moins aujourd'hui, et ils l'affirment jusque devant les commissions d'enquête. — Nous lisons, en efiEet, ceci dans les procèsverbaux de l'Enquête parlementaire :

« Les ouvriers français, dit un déposant, donnent « actuellement une somme de travail moins grande que « dails le passé ; c'est là une observation qui m'est per- « sonnelle, mais je crois que beaucoup d'autres l'ont faite

(1) M. Jeans, loc. cit.

« comme moi. Cependant l'ouvrier français est intelli- « gent, il est travailleur; il vaut infiniment mieux que « les ouvriers étrangers, il a plus d'habileté qu'eux (1). » Ailleurs, nous lisons ceci :

« M. Devès — Puisqu'il y a 22 ans que vous em- « ployez des ouvriers, pensez-vous que la somme de « travail efiEectif d'une journée de 10 heures est égale à « celle d'il y a 10 ans.

« M. Grosclaude. — Cela n'est malheureusement « peut-être pas tout à fait exact. Peut-être est-ce vrai « en ce moment, à cause du chômage.

« Af. Devès, — Et cela en moyenne?

u M. Grosclaude. — En moyenne, ils produisent « moins.

a M. Devès. — Je prends un ouvrier employé par « vous en 1865, et produisant par exemple 10 dans une « journée de 10 heures ; d'après ce que vous dîtes, j'ad- (( mets qu'il ne produise plus que 9.

« M. Grosclaude. — Et même 8 (2). »

M. Gignou, au nom des entrepreneurs de serrurerie, s'exprime ainsi : « Le président de la chambre syndicale « des charpentiers a démontré, je crois, que les salaires « ont doublé et que le travail a diminué de moitié. « M Bertrand me disait dernièrement que chez son père « les ouvriers charpentiers faisaient 12 marches dans leur « journée, en gagnant 4 francs, et aujourd'hui ils n'en a font plus que 5, en gagnant 8 francs. On comprend « l'augmentation des salaires, mais au moins ne devrait- « elle pas avoir pour conséquence une diminution de « travail (3). »

Enfin, et pour ne pas multiplier les citations, repro-

(1) p. 163, déposition de M. Vulquin.

(3) Page 70,

duisons une partie de la déposition d'un homme qui fait autorité dans le monde des affaires : « Dans la menui* « série et la charpente, affirme M. Dietz-Monin, il y a « un fait qui est à peu prés constaté par les statistiques : « les charpentiers et les menuisiers gagnaient en 1842 « 4 fr. par jour;... en 1882, 8 fr. et la Série de la Ville « de Paris compte aujourd'hui la journée à 9 fr. Mais « ce qui n'est pas moins curieux, c'est la statistique de a la moyenne du travail fournie dans un mois. Je pour- « rais citer des ateliers où l'ouvrier autrefois arrivait à « travailler 27 jours dans un mois ; aujourd'hui, c'est à « peine s'il fournit 18 jours. Vous voyez dès lors quelle « est la situation du patron : il paye 9 francs ce qu'il « payait 4 francs , et il ne peut plus compter que sur 18 « jours de travail, au lieu d'avoir une production régu- « lière (1). »

Nous avons tenu à reproduire toutes ces appréciations, quoique la note nous en paraisse fort exagérée. Qu'il y ait à Paris, chez quelques-uns des ouvriers du bâtiment, un ralentissement d'activité, le fait est possible ; mais on a tort de généraliser (2). Il y a encore de bons ouvriers, et la race n'en est pas éteinte. Nous soupçonnons fort les patrons d'être un peu trop laudatores temporis actiy et notre manière de voir reçoit une confirmation évidente, lorsqu'on apprend qu'au dix-septième et au dixhuitième siècle, à une époque où les ouvriers travail-

Ci) Page 324.

(2) M. Bloek, résumant dans la Revue des Deux-Mondes [n^ du 1er octobre 1884), les résultats d'enquêtes agricoles poursuivies en Allemagne, s'exprime ainsi : « Malheureusement, l'ouvrier agricole, s'il est plus « exigeant, n'est nullement devenu plus laborieux. De la Thuringe, par « exemple, on écrit : Beaucoup travaillent mal, n'ayant jamais appris « leur étatj et ils travaillent à contre-cœur, sans soin, et seulement quand « ils ont dépensé les salaires qu'on leur a payés le dimanche précédent. — « Un représentant de la province Rhénane, M. de Rath, ne pense pas (1 mieux d'une partie de la population de cette contrée. »

laient jusqu'à dix-huit heures par jour, il y avait des gens qui leur reprochaient leur paresse croissante (1).

Mais les progrès au point de vue de la force musculaire, outre qu'ils sont contestés^ — à tort, du reste, suivant nous, — ne sont rien en comparaison de ceux qui sont dus aux machines et au perfectionnement de routillage. — L'industrie moderne acquiert de jour en jour une productivité plus grande.

En Angleterre, par exemple, le travail des ouvriers de l'industrie cotonnière s'accroît d'année en année :

Nombre Nombre de broches Nombre de

de mains. filant. broches par

ouvrier.

Il y a même des broches doubles, et le nombre, en 1878, atteignait 4,678,770.

Quant à l'importance des métiers, elle s'est également accrue par ouvrier : en 1861, il y en avait 2,4 ; en 1871, 2,6 ; en 1875, 2,8.

Aux Etats-Unis, entre 1860 et 1880, le nombre des broches par ouvrier employé augmenta de 42,8 à 61 ,9 ; le nombre des métiers de 1,03 à 1,3 , et la valeur du produit de 948 dollars à 1,116 dollars. Ainsi, dans la période de 1861 à 1878, pendant que dans le Royaume- Uni le nombre des broches par ouvrier s'élevait de 67 à 82, soit de 22 p. 0/0, il progressait aux Etats-Unis de 42,8 à 61,9, c'est-à-dire de 30 p. 0/0 (3). Serait-ce une preuve d'un progrés supérieur de la part de ce dernier

(1) M. Babeau. — Le Correspondant ^ no du 25 décembre 1884.

(2) M. Jeans, loc, cit.

(3)Id.

pays, ou cette différence attesterait-elle, pour la période antérieure, une plus grande infériorité ?

Nous ne pouvons insister ici davantage sur ce développement de la puissance industrielle dans nos sociétés modernes (1) ; nous nous proposons, d'ailleurs, d'y revenir plus loin, lorsque nous montrerons Faccroissement des salaires prenant son origine dans la productivité du travail, qu'elle suit dans ses étapes.

(1) M . Wilker, examinant les progrès du travail s'appliquant à la production du froment, dit que Tefficacité de ce travail a sextuplé depuis Pépoque où Homère écrivait POdyssée. (The wages question^ p. 99). M . Michel Chevalier avait dit, avant lui, que le travail relatif à la conyersion du blé en farine était devenu 144 fois plus productif.

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