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LA COUR DE SCEAUX

Mais plus encore du péché

Que de la pénitence.

Excédé de la dépense d'esprit qu'il fallait faire, il fut un des premiers à courir chez Madame de Lambert pour se rafraîchir les sens, et il s"'écriait : Je suis las de Tesprit, il me met en courroux.

Il me renverse la cervelle ; Lambert, je viens chercher un asile chez vous.

Entre Lamotte et Fontenelle.

Parmi les assidus, oh voyait encore : la présidente Dreuillet, qui éternuait des chansons, d'Advisard, ancien procureur général au parlement de Toulouse, madame d'Estaingjla duchesse de Saint- Pierre, la duchesse d''Estrées, Tabbé de Vaubrun, son frère le marquis de Clermont-Chatte, Thomme galant qui avait sur sa liste la grande princesse de Conti, fille de Louis XIV, mademoiselle Chouin et Madame de Parabère. On voyait également madame Du Deffand qui répondit si plaisamment au cardinal de Polignac s'émerveillant sur ce que Saint-Denis avait pu porter son chef dans ses mains, pendant deux lieues : « Il n'y a que le premier pas qui coûte. »

Après les réunions de la belle société au Palais- Royal, on avait celles du Temple, où depuis la

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mort de la charmante Madame D'Ailly, régnait avec tant de grâce et de distinction, la non moins charmante comtesse de Boufîlers-Rouvrel , prêtresse de Flore et de Pomone à l'île Adam, l'Idole au Temple pour le grand prieur, Louis- François de Bourbon, prince de Conti, fils de celui qui avait été élu roi de Pologne. Cette cour fort nombreuse, qui avait ses grandes assemblées comme ses réunions familières, appelait tout ce que la cour avait de plus brillant. On voit dans les galeries de Versailles, un petit tableau d'un peintre à peu près inconnu, nommé Olivier, qui donne une sorte de miniature d'une de ces assemblées familières. Ce tableau exposé au salon de 1777, mais peint depuis 1763, est intitulé Le thé à l'anglaise datis la cour du prince de Conti. On est assemblé au salon des quatre glaces, salon clair aux boiseries blanches, aux lignes droites ; par les hautes fenêtres, ork a une échappée de vue sur le ciel et sur du feuillage. Rideaux de soie rose aux fenêtres. Des portraits de femmes rient sur les dessus de portes. A droite, une table à laquelle sont assis le bailli de Chabrillant et le mathématicien Dortous de Mairan. La princesse de Beauvau, debout, vêtue de violet tendre, un

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