Les ruines y ch. XIX
de Kluber, de Pradier-Fodéré, de Funck-Brenlano et Sorel ; il a même provoqué des essais de codification comme celui de Dudley-Field. Mais la plupart de ces travaux sont antérieurs à l'époque où l'arbitrage est entré dans la pratique quotidienne des Etats. Tous parlent de l'arbitrage, tous lui rendent hommage. Bien peu en étudient spécialement les sanctions. Pour quelques-uns cette omission est intentionnelle. Il leur semble que le principal mérite do l'arbitrage soit son caractère facultatif ; (ju'un arbitrage obligatoire pèserait sur l'indépenfîancc des Etals et les révolterait contre l'idée de justice internationale au lieu de les y soumetire pacifiquement. L'exécution d'un jugement comme celle d'une convention est d'autani plus parfaite qu'elle est volontaire et spontanée. Les auteurs hésitent donc devant toute idée d'exécution forcre. Dudley-Field, dont le code international date de 1872, ébauchait une timide sanction pour certains cas particuliers, mais il reculait devant toute généralisation \ L'année suivante, Emile de Laveleye publiait un petit ouvrage concluant à l'établissement d'un tribunal international, mais son souci de la souveraineté des Etats était tel qu'il spécifiait que les sentences de cette juridiction ne devaient avoir qu'un effet moral ^ L'éminenl professeur de Saint-Pétersbourg, M. FrédéHc de Martens,se représente la sanction sous la forme d'une armée internationale qu'il déclare impossible à établir \