Horace, livre IV, ode
comme celle du raid Jameson répugnent au sens moral plus affiné de nos contemporains, elles n'en sont pas moins conformes aux traditions du droit des gens, et ceux qui s'en sont rendus coupables pourraient récidiver avec le même cvnisme. Aux veux de l'histoire leur procédé est de bonne guerre.
Dès la plus haute antiquité le dieu Maiv» traînait à sa suite les colères eX les embûches, comme dit quelque part Virgile ; la plupart des auteurs grecs et latins louent au même titre Tarlifice et le courage, et considèrent que tous les stratagèmes sont licites, pourvu qu'ils concourent à la victoire. Les pères de l'Eglise n'ont pas raisonné autrement. Chrysostôme déclare que ceux qui ont employé la surprise sont exti'êmement louables \ et les théologiens ont justifié ceiHaiines li'omperies en invoquant les exemples bibliques d'Abraham, de Rahab ou de Josué. Les fondateurs du (hx)it inlei-national, notamment Grotius " et Vattel ^ ont adopté le même point de vue. Et, dans les temps les plus modernes, Heffter dit encore * que « la nécessité d'épargner l'effusion inutile du sang. (( ou d'atteindre plus promptement le but de la guerre, (( doit en quelque sorte, légitimer l'emploi de moyens de (• conniption et les pratiques mises en œuvre pour coru rompre certains individus et provoquer la trahison. >»
Cette théorie du droit iaternational serait absolument incompatible avec la stricte exécution des sentences arbitrales. Et il importe que la doctrine pacifique affirme