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LA SANCTION POLITIQUE DANS LES GRANDES MONARCHIES DE L'ANTIQUITÉ

Nous avons indiqué les sanctions ecclésiastiques qui sauvegardèrent, chez les peuples anciens, la foi des arbitrages et des traités. Y eût-il aussi, chez ces peuples, une notion quelconque des sanctions politiques qui peuvent maintenir l'équilibre des droits entre les diverses nations ? Et cette notion, à supposer qu'elle ait existé dans les esprits, s'est-eJJe ti'aduite dans les faits ? De la phase de la représentation est-elle jamais passée dans la phase de la réalité ? Il semble qu'il faille répondre négativement pour toute la période antérieure à l'ère chrétienne. Alors seulement apparaissent l'idée philosophique, l'idée morale et l'idée politique dont l'accord est nécessaire pour permettre à une sanction internationale de s'établir dans le monde sur les seules bases de l'équité et du droit.

L'idée philosophique est due surtout à Cicéron, dont le De officiis parla pour la première fois de la justice qu'on

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doit aux eanemis '. L'idée morale fut le principal bienfait du christianisme, qui enseigna aux bommes que leur commune origioe impliquait l'égalité et la fraternité des peuples et des citoyens. L'idée politique fut entrevue, si imparfaitement que ce soil, par les organisateurs de l'Empire romain qui, après avoir asservi le monde, cherchèrent à donner à tous les hommes une seule administration et un seul droit.

Jusque là la politique étrangère n'a guère connu qu'un seul principe, celui que ta loi des XII Tables formulait si clairement en matière de droit privé, et qui s'étendait a fortiori au droit public.

l'Adversus hoatem œterna auctoritas. <>

L'étranger est un ennemi et contre lui le pouvoir n'a pas de bornes. Aucune obligation ne limite le conquérant dans l'espace. Aucune péremption ne le limite dans le temps. Tous les grandis capitaines visent au commandement du monde, mais c'est par la force seule qu'ils prétendent commander. Quant à l'harmonie des peuples groupés autour d'une régie commune acceptée spontanément parce qu'elle est bonne et qu'elle est juste, personne nf la rêve encore, même à litre d'utopie.

On pourrait être lenlé de représenier comme une sanclion polilique de la justice inlernationale le lien qui exista, à diverses reprises, soit entre les peuples de la Grèce anlique, soit entre les cités du Latium ou de l'Etrurie. Mais il n'y a U qu'une apparence Irompeusc qui se dissipe dès qu'on serre de près les réalités de l'his

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