Nàtura, nos cognatoB edidit, dit ailleurs Marc Aurèle
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une force plus puissante pour soutenir une œuvre plus durable. On ne songeait pas à équilibrer les énergies de sens contraires par l'harmonie du droit politique et de ses sanctions.
Alexandre le Grand avait eu, en toutes choses, les plus grandes idées. Ce n'est pas en vain qu'il avait reçu les leçons d'Aristote. Il eut l'intuition d'un groupement de ces peuples qu'il avait vaincus en courant, suivant l'expression pillores<jue d'un hislorien.il chercha à favoriser le mariage entre les familles de son royaume et celles de la Perse. Lui-même devint le gendre de Darius. Il s'efforça d'établir un courant de relations commerciales entre l'Europe et l'Asie. Il recula les limites de la culture intellectuelle et déceniralisa la civilisation. Après lui Syracuse fit concurrence à Corinlhe. Il fonda aussi Alexandrie, qui devait être la capitale des penseurs de tous les pays. Mais il ne dispo^^ d'aucun ciment politique,si l'on peut ainsi parler,d'aucune samction autre que la force pour maintenir les a^ssoinblages de son édifice international. Après lui tout s'écroula. Ceux à qui il avait enseigné le secret de la victoire tombèrent au rang de mercenaires dès le lendemain de sa mort.
A l'époque de leur grandeur, les Pharaons d'Egypte avaient étendu leur domination sur les Assvriens et les Phéniciens, sur Ninive et Babylone, Assour et Sengar '. Mais leur suprématie militaire eut le sort de toutes les sanctions militaires : elle fut incapable d'assurer une durée quelconque à leur œuvre. On n'en continuait pas moins à ne croire qu'à la force.
Les Romains, peuple de jui'istes, n'inventèrent eux-