Ep. aux Ephésiens, ch. II, v. 13 et
2. Charlemagne lui-même évoqua Tirnage biblique d^Aaron combattant dans la plaine, tandis que Moïse priait sur la montagne pour le succès de ses armes. Aaron, c'était lui ; Moïse, c'était le Pape. (La visse, loc. cit., p. 33).
de La Haye. Quoique les puissances y eussent envoyé des délégués en nombre très variable \ Tensemble des délégués de chaque puissance n^avait droit qu'à une seule voix collective. Dans le domaine du droit, le nombre n'a pas plus d'importance que la force.
4** D'autre part, la dignité impériale conserva toujours un caractère électif, quel que fût l'absolutisme de son administration, et ce caractère électif sauvegardait la légitimité dîu pouvoir aux yeux des sceptiques qui ne l'aunaient pas respectée pour la seule raison de sa mission religieuse. Sans doute, ce caractère électif n'était souvent qu'une apparence, puisqu'il était de règle d'élire le fils aîné du dernier souverain. Mais il ne faut cependant pas confondre l'usage et le droit. I/hérédité n'était pas le droit, c'était l'usage ^. Le seul droit c'était l'élection. Au début, il semble quelquefois que le Pape ait usurpé les pouvoirs électoraux du peuple ou des grands, en prenant sur lui de couronner d'office tel ou tel prince. Ce n'est pourtant qu'une apparence. Il est certain que lorsque, dans l'église de Saint-Pierre, Léon TU déposa la couronne sur la tête de Charlemagne, il n'agissait pas sans s'être assuré du vœu populaire. Les acclamations qui saluèrent son acte en sont un indice probant, et les écrits de l'époque, aussi bien les annales de Lauresheim que la chronique de Moissac, disent positivement qu'il y avait consentement antérieur des évêques et des prêtres, du
i. Ainsi la France, rAutriche, la Grande-Bretagne, les États-Unis avaient chacun six délégués, la Russie en avait huit, la Belgique trois, la Bulgarie deux, la Grèce un seul.