DIAGNOSES
Pelomyxa fragilis Penard*.
p. fragilis. Penard, Arch. fur Prolistenkunde, vol. 3, 1904, p. 397.
Corps volumineux, arrondi au repos, étalé-déchiqueté dans son état d'activité, à déformations lentes mais fortes ; recouvert presque toujours d'un manteau de débris et de particules étrangères sous lesquels l'animal aime à se cacher. Pseudopodes variables d'aspect, clairs, déchiquetés, souvent tronqués à angle droit à leur extrémité. Endoplasme rendu grisâtre ou jaunâtre par des myriades de granulations extraordinairement petites, et renfermant en outre de grandes quantités de bâtonnets, ou bactéries parasites, très fines, droites ou légèrement recourbées en arc. Noyaux extrêmement nombreux (plusieurs centaines), soit de 5 u de diamètre, à nucléole unique et central, soit, plus souvent, ovoïdes, de 6 à 7 ju de longueur, et renfermant alors 1, 2 (ou rarement 3) nucléoles, très nets, d'un bleu pur, ronds, de
* Dans cet ouvrage, j'ai laissé intentionnellement de côté les Gymnainœ biens. Ce n'est pas qu'il manque dans le Léman de formes nues qui jusqu ici semblent lui être particulières ; mais les amibes restent encore aujourd'hui trop peu connues pour qu'on puisse affirmer que telle ou telle ne se retrouve pas dans la plaine. Je fais cependant une exception pour cette seule Pelomyxa fragilis, que je n'ai jamais retrouvée dans les marécages, et dont les caractères sont particulièrement bien tranchés ; c'est à peine d'ailleurs si on peut la considérer comme une forme nue, grâce au manteau de débris dont elle aime à se recouvrir.
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1 72 à 1 7^// en général. L'ectoplasme est également parsemé de vacuoles, en nombre plus ou moins considérable, dont quelquesunes fonctionnent comme vésicules contractiles. Taille moyenne, à Tétat d'expansion, 180 à 300 [x.
Pelomyxa fragilis. — A gauche, l'animal étalé ; à droite, un animal recouvert de son enveloppe; à droite en bas, deux noyaux et une des bactéries caractéristiques.
Habitat. Lac Léman, Genève, 15 et 40 mètres de profondeur; également sur le rivage à la Pointe à la Bise.
Cet organisme est rare, ou du moins on a rarement l'occasion de l'observer, par le fait qu'il se trouve pour ainsi dire toujours recouvert d'un manteau protecteur. C'est un feutrage de débris de toute sorte, diatomées mortes, fibres végétales, particules de boue, dont l'animal s'entoure et sous lesquels il reste obstinément caché. Mais si après avoir isolé la Pelomyxa on porte sur le couvre-objet un coup brusque, on réussit assez fréquemmentà désagréger d'une fois ce manteau caractéristique ; l'animal mis à nu s'allonge alors, s'étale, répandant autour de
lui des oncles de plasma très clair ou poussant des bras déchiquetés.
Cet organisme est extrêmement délicat, et pendant la manipulation exigée pour son isolement, on s'expose trop souvent à le perdre; il se déchire, se perce, éclate en l'usée, et tout s'évanouit à la vue, sauf parfois une pellicule extraordinairement fine, plissée, qui reste là comme un sac vide, montrant en tout cas que, comme dans certaines autres amibes, le plasma est ici en réalité durci à sa surface en une couche mince qui peut jouer le rôle d'une membrane d'enveloppe; mais ici la pellicule est bien plus fine encore que dans VAmœba terricola typique sous ce rapport.
Gochliopodium spumosum Penard.
C. spumosum. Penard, Arcli. f. Prolistenkunde, vol. 3, 1904, p. 401.
Corps arrondi ou ovale au repos, ou sans forme précise, lentement déformable, recouvert d'une enveloppe chitineuse très mince, invisible sur un examen superficiel, très faiblement jaunâtre, réticulée d'une dentelle délicate d'alvéoles à mailles fines. Cette enveloppe est très souple, et susceptible en se moulant sur le plasma de prendre part à toutes les déformations de l'animal, laissant pourtant à nu les pseudopodes. Ectoplasme se répandant en lames, ou bien aussi formant des pseudopodes courts, lobés, arrondis ou pointus à leur extrémité, rarement échancrés ou divariqués, extrêmement lents dans leurs déformations, faits d'un plasma ferme et tenace, d'un bleu opalisé très clair. Plasma tout rempli de vacuoles arrondies, serrées les unes contre les autres, puis de très petits grains clairs et brillants disséminés dans les parois de séparation des vacuoles. Généralement une, deux, ou trois vésicules contractiles, qui peuvent arriver à un volume considérable et faire saillie à l'ex-
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térieur. Noyau sphérique, de taille faible, vésiciilaire, à membrane lisse et bien nette, renfermant un suc nucléaire limpide et un nucléole unique, central, pâle, très franc de contour, parfois creusé d'une petite lumière ou lacune centrale.
Cochliopodium spiimosum.
Taille moyenne, à l'état de repos, 50 à 60 j^ ; à Fétat d'épanouissement, 90, 100, 110 u et plus encore.
Habitat. Lac Léman, Genève, 20, 30, 35 mètres de profondeur; rivage, à la Pointe à la Bise.
L'élément le plus caractéristique dans le Cochliopodium spu~ mosiim, c'est cette enveloppe pelliculaire, extraordinairement fine, qui recouvre l'animal tout entier; en décrivant pour la première fois cette espèce, j'indiquais comme probable le fait que dans l'animal étalé, la pellicule ne formerait qu'un manteau largement ouvert à sa base comme la coquille d'une patelle. Dans le courant de cette année, j'ai pu constater qu'il en est bien ainsi; j'ai vu également des pseudopodes se faire jour ici ou là en repoussant la pellicule enveloppante, qui finissait par s'ouvrir devant eux. 11 y a là quelque chose en apparence d'anormal, et que je ne parviens guère à m'expliquer; l'enveloppe est en effet très résistante, ne se dissolvant qu'avec difficulté dans l'acide sulfurique concentré, et probablement ren-
ferme de la chitine. Ajoutons que cette pellicule reste presque toujours complètement invisible, ne se traduisant à la vue que sur les bords de l'animal, et par un simple trait indistinct, séparé du plasma par une ligne claire, et piqueté d'aspérités extrêmement délicates, semblables à des poussières, dont chacune correspond à l'une des parois de séparation de deux alvéoles contigus. En comprimant très fortement l'animal, on arrive par contre facilement à mettre en évidence cette pellicule enveloppante, et à se rendre compte de sa véritable nature.
Le Cochliopodiiim spumosum n'est pas très rare dans le lac aux environs de Genève; il échappe cependant le plus souvent à la vue, ou plutôt à l'examen ; on le prend pour une petite amibe à caractères indécis, et on passe outre sans plus s'en occuper.
Cochliopodium granulatum Penard.
C. granulatum. Penard, Mém. Soc. Phys. tiist. nat., Genève, l. 31, n^ 2, p. 134, 1890. — Arch. Sci. Phys. Nat., 3« pér., t. 26, p. 138, 1891. — Revue suisse de Zool., t. 7, 1899, p. 22. — Faune rhizopodique, p. 194, 1902.
Corps le plus souvent ovoïde ou pyriforme, déformable, susceptible de s'étaler en patelle, mais en gardant alors en son centre un dôme encore fortement renflé. 11 est pourvu d'une enveloppe souple, membraneuse, claire et le plus souvent jaunâtre, en apparence striée en travers, en réalité incrustée d'une infinité de très petits globules solides, incolores, noyés dans son épaisseur, disposés avec une certaine symétrie. Cette enveloppe, extrêmement souple, est susceptible de se mouler sur le plasma dans ses déformations, ou sur les proies avalées (grandes diatomées) ; elle n'est ouverte que d'un seul orifice, qui peut soit se fermer complètement, soit au contraire s'ouvrir largement et devenir patelliforme, déployée au dehors comme une bordure claire ou voile circulaire plus ou moins large. Plasma grisâtre, rempli à sa partie antérieure de vacuoles qui
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pendant la marche donnent à cette région une structure écumeuse. Noyau volumineux, sphérique ou plutôt ovoïde, se montrant sous la forme d'une masse grisâtre bourrée de petits grains ou nucléoles pâles, arrondis. Ectoplasme se répandant, à l'état patelliforme, en lambeaux rayonnants nombreux et déchiquetés, ou bien, à l'état pyriforme, émettant des pseudopodes lobés, allongés, droits ou rarement et faiblement bifurques. Une vésicule contractile, généralement peu apparente; parfois plusieurs.
Cuchliopodiuin granulatuin.
Longueur de l'enveloppe, le plus souvent 70 à 90^; avec pseudopodes déployés, l'organisme arrive à ilO ^ et plus.
Habitat. Lac Léman, Genève, profondeur et rivage (Pointe à la Bise). Mayence, dans le Rhin (Penard 1890) ; dans le Rhin à Ludwigshafen (Lalterborn).
Cette espèce est très caractéristique, et se distingue facilement de toutes les autres du genre. Récoltée une première fois dans le Rhin à Mayence, en 1889, elle n'a pendant longtemps plus été revue ailleurs que dans le Léman ; en 1902 Lauterborn l'a retrouvée dans les gazons à diatomées du Rhin dans les environs de Ludwigshafen (communication personnelle).
Mes recherches de cette année m'ont permis de vérifier certains faits sur lesquels j'étais jusque là resté insuffisamment
renseigné : Tenveloppe est une peau, très résistante, mais soluble cependant, ainsi que les grains caractéristiques qu'elle renferme, dans Tacide sulfurique bouillant : les petits grains pâles, disséminés dans le plasma nucléaire poussiéreux, ne sont autre chose que des nucléoles.
Cochliopodium ambiguum Penard.
C . ambiguum. Penard, Arch. f. Protistenkunde, vol. 3, p. 405, 1904.
Corps sphérique au repos, délbrmable en activité et prenant les aspects les plus variés, mais sans jamais s'étaler en patelle ; revêtu d'une enveloppe jaunâtre ou d'un brun chamois très clair, parfois presque incolore, faite d'un plasma très tenace, véritable peau rugueuse dans laquelle se voient noyées par milliers des particules très petites, en apparence siliceuses, lesquelles arrivent jusqu'à la surface et peuvent faire saillie au dehors. Cette peau est éminemment plastique et extensible, épousant toutes les déformations du plasma, s'étirant, se moulant sur les pseudopodes et les entourant d'un véritable tube, susceptible cependant de se percer à son extrémité pour laisser à nu les pointes des bras. Pseudopodes d'un bleu très pâle, ronds, droits, tenaces, lents dans leurs déformations, ne se montrant que rarement à nu, et alors par leur seule extrémité, pointue et acérée, sortie de la gaîne enveloppante. Plasma grisâtre, granulé, remplissant l'enveloppe tout entière. Une vésicule contractile, bien nette à travers l'enveloppe, atteignant un volume considérable, mais très lente dans son activité. Noyau excentrique, sphérique, nettement dessiné, à membrane remarquablement forte ; il mesure environ 10 u de diamètre, et possède un nucléole central, rond, franc sur ses bords, de volume relativement faible, séparé de la membrane par un large intervalle que remplit le suc nucléaire.
Taille fort variable, suivant l'âge ou la localité, le plus sou-
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vent de 35 à 68 f;t de diamètre à l'état sphérique, de 75 à 100 /ut de longueur avec bras déployés.
Cochliopodium ambiguum.
Habitat. Lac Léman, Genève, 20, 30, 35 mètres de profondeur; rivage, à la Pointe à la Bise.
Ce curieux rhizopode est rare, mais peut-être plus en apparence qu'en réalité ; on le trouve presque toujours en effet à l'état sphérique, et on le prend pour un kyste ou un œuf quelconque ; il faut quelque patience pour arriver à le voir se déformer, pousser d'abord ici ou là un renflement qui lentement s'allongera et se verra finalement percé d'un timide pseudopode, lequel à la moindre alerte rentrera dans sa gaîne; puis tout se fermera, s'aplanira, et nous aurons de nouveau devant nous une sphère en apparence inanimée.
Difflugia acuminata Ehrbg. var. inflata Pen\rd.
D. aciim. V. inflata. Penard, Revue suisse de Zool., t. 7, 1899, p. 28. Faune rhizopodique, 1902, p. 234.
Coque grande, allongée-tubulaire mais fortement renflée sur ses côtés, faite de petites pierres et particules de quartz ; la plus grande largeur de cette enveloppe est à peu près au niveau
de son tiers postérieur; de là les côtés s'atténuent en avant par une ligne courbe régulière, en arrière s'arrondissent en un dôme que surmonte soit une simple pointe, soit plus souvent une corne creuse, droite, généralement très courte. Bouche terminale, ronde. Pseudopodes dans la règle peu nombreux, larges, droits, non ramifiés. Noyau grand, sphérique, à nucléoles nombreux, arrondis, disséminés dans un plasma nucléaire cendré.
Longueur moyenne 220 à 240 u, non compris la tubulure postérieure ; largeur 60 à 80^.
Habitat. Lac Léman, Genève, dans la profondeur. Lacs de Neuchâtel (40 mètres de profondeur), Zoug (40 mètres), Lucerne (30 et 40 mètres, Thoune (40 à 100 mètres). Loch Ness (Ecosse) 100 à 140 mètres.
Difflugia aciiininata V. inflata.
La Diff". acuniinala var. inflata est assez commune dans les lacs ; ce n'est là du reste qu'une simple forme, dérivée de la D. acuminata, dont elle ne se distingue que par une coquille beaucoup plus renflée, parfois même ovoïde-allongée. La taille est en général également plus volumineuse ; elle varie du reste assez fortement, et dans le Loch Ness, par exemple, elle est plus faible que dans le Léman.
Difflugia elegans Penard, var. teres Penard.
D. elegans var. teres. Penard, Revue suisse de Zool., t. 7, p. 27, 1899. Faune rhizopodique, 1902, p. 239.
Coque ovoïde, non comprimée, formée de pierres anguleuses ; légèrement urcéolée à la bouche, arrondie ou plus souvent arquée en ogive à sa partie postérieure, ou bien terminée dans cette région par une ou deux pierres pointues ; faiblement
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étranglée au col pour s'évaser en une bouche large, arrondie,
laquelle est presque toujours entourée d'un bouquet d'écaillés ou de fragments siliceux qui s'étalent à l'extérieur. Pseudopodes étroits, longs, et en général relativement nombreux. Noyau sphérique, à la partie postérieure du plasma. Une ou plusieurs vésicules contractiles.
Longueur moyenne 125 à 150 [jl.
Habitat. Lac Léman, Genève,
dans la profondeur. Lacs de Zoug,
de Lucerne, de Constance, de Zurich, profondeur.
Difflngia elegans v. teres.
Cette variété diffère du type par une taille plus forte, par des formes plus robustes, et par le fait que la partie postérieure de la coque, au lieu de se terminer par une tubulure, est simplement arquée en ogive, ou bien, très souvent, porte une ou deux grosses pierres en saillie. 11 faut observer cependant que c'est à peine là une variété fixée: dans les faibles profondeurs, près des rivages, on la trouve fréquemment représentée par une forme plus petite et plus trapue, surmontée en général d'une corne ; on y voit également la Diff". elegans typique, mais extrêmement variable. En somme, entre l'espèce type et sa variété, on retrouve tous les passages; mais à 30 mètres de profondeur et au delà, c'est cette dernière qui semble avoir seule pris possession du terrain, et qui alors présente des caractères bien distincts.
Difflugia curvicaulis Penard.
B. curvicaulis. Pknakd, Revue suisse Zool., t. 7, 1899, p. 36. Faune rhizopodique, 1902, p. 242.
Coque allongée, tubuleuse, droite, non comprimée (ronde en section transversale) ; incolore, très transparente, formée de
pierres généralement plates et minces, on de larges écailles siliceuses hyalines, plus petites à la bouche ; cette dernière est terminale, arrondie, et comprend tout le diamètre de la coque, parfois même s'évase légèrement. La partie postérieure se termine en une tubulure ou corne creuse, formée d'écaillés très petites, non pas droite mais recourbée, et faisant avec Taxe longitudinal de la coquille un angle fortement prononcé. Plasma ne remplissant dans la règle qu'une partie de l'enveloppe; pseudopodes droits, non ramifiés, étroits, peu nombreux ; une ou plusieurs vésicules contractiles. Noyau sphérique, à nucléoles nombreux, arrondis, plongés dans la masse nucléaire cendrée.
Longueur moyenne, 170 à 200 [x, non compris la corne postérieure.
Habitat. Lac Léman, Genève, 25 à 47 mètres de profondeur. Loch Ness (Ecosse), 100-130 mètres de profondeur. Port Wladimir, Laponie (Levander).
Diffliigia ciirvicaulis.
La Diffliigia curvicaulis est plutôt rare, sporadique, et on n'en trouve jamais beaucoup d'exemplaires dans une même récolte. Peut-être n'a-t-elle guère le droit au titre d'espèce, et faudrait-il la considérer comme une variété, à peine fixée même, de la Diff. acuminata. Dans la plaine en effet, cette dernière est assez variable, et sa corne terminale est plus ou moins bien dessinée; on y rencontre quelquefois des individus dont cette tubulure est loin d'être droite, et qu'à la rigueur on pourrait rapporter à la D. ciirvicaulis. Mais il n'en est pas moins intéressant de constater le fait que dans la profondeur la D. acuminata tend à se modifier pour acquérir une corne normalement recourbée ; sur quelques points du lac, surtout à une forte profondeur, il m'est arrivé de rencontrer cette difflugie particulièrement abondante, et toujours munie de la tubulure recourbée caractéristique. Cette même forme s'est montrée dans le Loch Ness, en
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Ecosse (récolte Scourfield), à une profondeur de 300 à 400 pieds anglais, et représentée par un seul individu. C'est également sous la forme d'une seule coquille vide, nettement caractéristique, très grande, que Levander (28) Ta retrouvée à Port-Wladimir en Laponie.
Difflugia lemani Blanc.
D. lemani. Blanc, Recueil inaug. Univers, de Lausanne, 1892, p. 381 ; non Penard, Revue suisse de Zool., t. 7, 1899, p, 39; non Penard, F'aune rhizopodique, 1902, p. 249.
D. viscidula. Penard. Faune rhizopodique, 1902; p. 259.
Coque grande, ovoïde-très allongée, non comprimée, ressemblant à un gland de chêne, et formée de particules de sable et de limon, plus ou moins anguleuses, reliées les unes aux autres par un ciment chitinoide clair ou légèrement jaunâtre, peu abondant. Cette coque se montre également la plupart du temps recouverte d'un mince feutrage de débris minéraux ou végétaux extrêmement ténus, et qui se sont pris dans une matière visqueuse, laquelle dans cette espèce semble être d'occurrence normale à la surface de l'enveloppe. Ouverture buccale terminale, ronde, d'un diamètre égal à la moitié environ de la largeur totale de la coquille. Pseudopodes larges, droits, rarement déployés. Noyau volumineux, sphérique, à membrane très nette, renfermant des nucléoles nombreux, d'un bleu tendre, arrondis ou amorphes, le plus souvent aplatis et étalés sous la paroi de la membrane nucléaire.
Longueur très variable, de 180 à 260 /x en général.
Difflugia lemani.
Habitat. Lac Léman, Genève, profondeur et rivages ; Ouchy (Blanc), entre 60 et 80 mètres de profondeur.
La Diff. lemaiii de Blanc, espèce parfaitement caractéristique et que Ton pourrait, d'une manière générale, comparer à une D. globulosa de très forte taille et suffisamment étirée pour acquérir la forme d'un gland, correspond au rhizopode qu'en 1902 j'avais décrit sous le nom de D. viscidala. En 1899, n'ayant pas encore eu sous les yeux la véritable D. lemani, et n'ayant malheureusement eu qu'un instant entre les mains la notice de Blanc, j'avais cru pouvoir assimiler à la D. lemani de cet auteur deux difFlugies, distinctes en réalité l'une de l'autre, bien plus petites toutes deux, et qu'aujourd'hui je préfère ne plus adjoindre à la liste des rhizopodes des lacs, comme n'étant qu'insuffisamment étudiées. En 1902, par contre, récoltant à mon tour la vraie D. lemani et la croyant nouvelle, trompé de plus par une fausse annotation dans la mesure des longueurs (j'indiquais, je ne sais pourquoi, en 1902, p. 249, et pour la Difflugia de Blanc, une longueur de 31 à 80 ^, au lieu de 310 à 180 yL qu'avait indiqués le professeur de Lausanne), je la décrivais alors sous le nom de Diff. viscidula. Il y a eu là plusieurs confusions, les unes amenant les autres, et il ne reste aujourd'hui d'autre moyen de rétablir les faits que de rayer purement et simplement le nom de D. viscidula du catalogue des rhizopodes d'eau douce.
Difflugia pyriformis Perty, var. claviformis Penard.
D. pyriformis var. claviformis. Penard, Revue suisse de Zool., t. 7, 1899, p. 25. Faune rhizopodique, 1902, p. 219.
Coque très grande, longue, pyriforme, non comprimée, droite ou rarement un peu inégale dans ses formes, composée de pierres et de particules siliceuses plates, minces, et très
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grandes en général, plus petites auprès de la bouche. Le plus grand diamètre de Fenveloppe se trouve au niveau du tiers postérieur ; de là les côtés s'atténuent graduellement en avant en une ligne droite ou légèrement arquée, pour finir brusquement en une ouverture buccale terminale, ronde dans son pourtour. En arrière la coque s'arrondit en un dôme, soit arqué en ogive, soit plus souvent prolongé d'un renflement ou mamelon postérieur plus ou moins prononcé. Plasma bourré de petits grains amyloïdes en masses considérables. Pseudopodes grands, longs, non ramifiés, rarement déployés. Noyau vo- Difflugia pyriformis lumineux, logé très en arrière au fond de la