‹ Les sarcodinés des Grands LacsChapitre 5 sur 13 · V. clavifonnis. u ' • • u f i i · texte numérisé non relu

V. clavifonnis. u ' • • u f i i

' coque, spnenque, a membrane tine et très

franche, renfermant, dans un plasma nucléaire cendré, des nucléoles très nombreux et petits, rassemblés surtout sous la membrane nucléaire.

Longueur moyenne, 400 à 450 ^.

Habitat. Lac Léman, Genève, devant Montalègre, à 20- 25 mètres de profondeur.

Cette variété représente, avec la Difjflugia praistans, sans doute la plus grande des Difflugies actuellement connues; on la voit facilement à l'œil nu. Je l'ai récoltée en diverses occasions, et représentée parfois par des individus nombreux, sur divers points mais toujours dans une même région du lac, par 20 à 25 mètres de fond devant Montalègre, à 3 kilomètres de Genève. C'est une variété qui semble être nettement dérivée de la D, pyriformis, et plus spécialement de la plus grande forme que l'on en connaisse, laquelle forme paraît dans la plaine aboutir à la var. nodosa de Leihy. La var. clavifonnis, plus grande encore que sa parente des marécages, possède toujours un plasma quelque peu spécial, bourré de petits grains brillants, puis un noyau spécial aussi, à nucléoles très nombreux et petits ; sa coquille revêt des contours variables : tantôt elle est

simplement arrondie en arrière, tantôt arquée en ogive, tantôt, et c'est là le terme définitif auquel elle semble aboutir, elle est prolongée d'une boursouflure, d'un mamelon creux dans lequel le noyau a alors une tendance toute parlicidière à aller se loger. Parfois ces trois formes se trouvent mêlées; d'autres fois la première oii la troisième sont particulièrement bien représentées, la deuxième, qui semble être une forme de transition, étant alors moins abondante. C'est ainsi que dans une récolte faite cette année le 6 septembre, à 25 mètres, le507o des individus avaient un fond arrondi, c'est-à-dire pouvaient à la rigueur passer pour des représentants volumineux de la Diff. pyriformis typi(|ue ; le 10% revêtaient la forme ogivale, et le 40 "/o la forme pourvue du mamelon terminal. Une mensuration faite au micromètre, dans une autre récolte, a donné pour la taille dans ces trois séries les résultats suivants :

Moyenne de 21 individus, type pyriformis arrondi, 360 « (min. 319, max. 396).

Moyenne de 6 individus, type de passage ogival, 390 a (min. 374, max. 396).

Moyenne de 21 individus, type définitif mamelonné, 444 u. (min. 396, max. 475).

Difflugia pyriformis Perty, var. lacustris Penard.

D. pyriformis var. lacustris. Penard. Revue suisse de Zool., t. 7, 1899, p. 24. Faune rliizopodique, 1902, p. 222.

Coque de volume relativement faible, incolore, pyriformeallongée, parfois presque cylindrique, peu élargie en arrière, rarement un peu étranglée au col. Elle est formée de pierres plus ou moins anguleuses, très petites à la bouche, plus grandes sur le reste de l'enveloppe et surtout à la naissance du col, où elles forment souvent comme un bracelet composé de fragments

SARCODINES

particulièrement volumineux. Pseudopodes longs et larges. Noyau sphériqiie, renfermant de nombreux petits nucléoles.

Longueur moyenne, 160 à 180 fj..

Habitat. Lac Léman. Genève, dans la profondeur; lacs de Neuchàtel (40 mètres); Zoiig (40 mètres); Zurich (50 mètres); Thoune (40 à 100 mètres) ; Loch Ness, Ecosse (100 à 130 mètres).

Cette variété est commune dans le Léman, ainsi que dans la plupart des lacs suisses, où elle remplace le plus souvent la forme type de la D. pyriformis. Elle s'est retrouvée également dans le Loch Ness (récolte Scourfield), où elle était plutôt commune. 11 semble bien qiie nous ayons là une forme essentiellement lacustre ; cependant il faut avouer que parmi les innombrables aspects que peut revêtir la D. pyriformis, on en trouve parfois dans la plaine qui pourraient à la rigueur être assimilés à cette var. Lacustris. Cet organisme présente également des affinités remarquables avec une variété plus petite et plus renflée (var. bryophila, v. Faune rhizopodique, p. 221), que, chose curieuse, on trouve surtout dans les mousses des bois.

Diffliigia pyri

forinis,

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