LE MAS-D’AGENAIS
Braquehaye, Société archéologique de Bordeaux, t. 1, p.41 et pl. [.
Des travaux de nivellement opérés en 1785, sur la place du prieuré d'Agenais, ont mis au jour un sarcophage de marbre blanc décoré au centre du monogramme X inserit dans une couronne et accosté de l'AW; de chaque côté, des pilastres encadrant des chevrons opposés. Ge tombeau a été porté, en 1868, à Bouglon, où il sert
= Congrès archéologiques de la France, 1858, p. 54; Caumont, Abécédaire d'archéologie, p. 53.
d’abreuvoir. Fermé, lors de sa découverte, par un simple couvercle de pierre, il contenait des restes de vêtements sacerdotaux et des ossements, débris d’un corps déposé au moyen âge.
LA GARESSE.
Caumont, Abécédaire d'archéologie, 5° édition, p. bo.
Il existe à la Garesse, près du Mas-d’Agenais, un sarcophage de marbre sans couvercle, divisé par des pilastres en cinq compartiments; quatre d’entre eux sont remplis par des cannelures en chevron. Au milieu, on voit le monogramme k, inscrit dans une couronne, et au-dessus duquel se trouvent les deux rideaux relevés qui caractérisent les marbres de la contrée.
EYSSE.
Une légende dont la donnée reparaît assez souvent chez nos pères s'était attachée à une tombe de l’abbaye d'Eysse?. Je lis en effet les mots suivants dans une pièce manuscrite intitulée : Mémoire pour l'histoire de l'abbaye d'Bisses lès Villeneufve d'Agenois : Ordre de saint Benoist : «Il est à propos de faire mention au subject des reliques comme il y a au monastere un fort beau tombeau de marbre gris ouvragé et bizelé à ondes par le dehors ayant sur ses costez une figure en la forme et façon qu'elle est ey marquée sur le papier
ayant les bords espais de trois poulces et demy et le creux en longueur six pieds unze poulces, en largeur trois pieds sept poulces et en profondeur deux pieds sept poulces; il estoit dans un petit caveau voulté de nouveau soubz le grand autel. Le bruit est commun dans tout le pais que le s’ comte et mareschal de Matignon, lieu-
2 Cf. ci-dessus n° 74 et Introduction, $ 1. Miracula S. Joh. Reomaensis, $ 1; Historia translationis * Gregor. Turon., De mirac. S. Martini, 1. 1, c. vi; S. German, S (Annal. Bened. , sæc. UT, pars IT, p. 96). De gloria confessorum, €. LX, LSXV, LXXVIT, LXXXI; Ado, Comarmond, Description du musée lapidaire de la ville de
Martyrolog., 13 decemb. ; Bolland., 28 janvier, p. 863, Lyon, p. 13, etc.
tenant pour le Roy au gouvernement de Guyenne, apres l'avoir vu et considéré, le fittirer de là pour l'emporter et en faire, à ce qu'on dit, un abrevoir pour ses chevaux; on le porta sans resistance jusque sur le seuil du grand portail de l'église où, estant desjà la moitié dehors, il fut impossible de le faire passer plus avant, quoy qu'on y attelast grand nombre de chevaux ou de paires de bœufs. On en parle souvent encore et publiquement quoy qu'avec exagération, car on dit qu'on y avoit attelé jusques à cinquante paires de bœufs, ce qui ne semble pas croyable. Il est encore proche du grand portail en son entier, et il y en a dans l'église un semblable de matière el ouvrage, mais beaucoup plus petit, portant d'un costé sur l'autel d’une chapelle et de l'autre dans la muraille '.»